Bernard Laporte : " J'ai embrassé une mamie de 80 ans "

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Dans un match crucial dans la course aux quarts de finale, Toulon a battu sur le fil les Anglais des Wasps dimanche en Champions Cup (15-11). Une rencontre à placer sous le signe des " émotions fortes " pour le coach toulonnais, Bernard Laporte.

Bernard Laporte, est-ce que c’était un match difficile à vivre depuis le banc ?
Oui c’est sûr, ça donne des émotions fortes, mais on s’en passerait ! J’aurais préféré qu’on tue le match avant, comme on aurait dû le tuer. Quand tu perds, quand tu laisses huit points au pied aussi faciles, je ne compte même pas les deux ou trois occasions d’essais en première mi-temps qu’on ne marque pas... Mais on ne peut pas laisser huit points comme cela, on le traine comme un boulet après. On ne se détache pas et en face ils ne lâchent jamais, ils y croient toujours et sont encore dans le match.

Quelles sont les lacunes que vous avez pu constater ?
A la mi-temps, je leur dis que si on marque une ou deux fois, ils vont craquer. Le problème, c’est qu’on ne marque pas. Du coup, on les laisse espérer et souvent, dans le haut niveau, ça se retourne contre nous. Je suis fier de l’état d’esprit. Après, on n’est pas assez consistant dans toutes les phases de jeu pour espérer être meilleur. Quand je vois nos vingt premières minutes, je me dis qu’ils vont exploser. Encore une fois, le problème est qu’on ne marque pas et dès qu’on a la possibilité, on ne la met pas au fond.

« Tu ne peux pas te passer d’O’Connell, de Giteau, d’Halfpenny »

Malgré le fait d’être menée au score, votre équipe a eu les ressources pour revenir...
On a des joueurs qui sont à 150%, il faut en être conscient. A 120%, ils ne pourraient pas jouer. Ce sont des gars qui donnent tout, qui ont peu joué l’année dernière. Le plus important est d’avoir gagné, ce qui nous permet encore d’exister, de rêver. Il n’y a plus que quatre matchs (ndlr : en Champions Cup, c'est-à-dire un dernier match de poule puis quart, demie et finale) et ça va vite, surtout si on veut revivre de grandes émotions. Notre poule était compliquée. Personne ne file quarante ou cinquante points à tout le monde. Ils ne jouent pas le grand Toulon c’est une évidence, mais ils jouent un Toulon costaud, dans la tête surtout. C’est sûr que tu ne peux pas te passer d’O’Connell, de Giteau, d’Halfpenny, ça serait trop facile.

Quelle a été votre réaction après l’essai à la dernière minute de Drew Mitchell ?
J’ai embrassé une mamie de 80 ans, je crois que le SAMU est arrivé ! (rires) Comme j’ai bu pas mal de grappa hier je crois que je l’ai tuée ! Non, je n’en sais rien ce que j’ai fait, j’étais content, comme tout le monde !

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