Bernard Cazeneuve : «Nous sommes de nouveau inscrits dans un cycle positif»

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Bernard Cazeneuve : «Nous sommes de nouveau inscrits dans un cycle positif»
Bernard Cazeneuve : «Nous sommes de nouveau inscrits dans un cycle positif»

En voyage d'état en Chine depuis mardi. Bernard Cazeneuve a rencontré Xi Jinping, le président de la République populaire, et demandé à Pékin de s'ouvrir davantage aux produits français. Le Premier ministre a défendu devant des étudiants les «bienfaits» de la mondialisation et dénoncé le «recroquevillement» du «protectionnisme» porté par «certains populistes».

 

Quel message êtes-vous venu délivrer aux dirigeants chinois ?

BERNARD CAZENEUVE. Avec la Chine, nous travaillons main dans la main sur de nombreux dossiers : le spatial, l'aéronautique, le nucléaire civil, l'agroalimentaire, la silver économie. Ma visite est l'occasion d'approfondir cette relation, tout en rappelant que la France ne peut accepter un libre-échange qui s'affranchirait des normes sociales ou environnementales. Il est impératif que nous élaborions des règles. La première d'entre elles, c'est la réciprocité : dans un certain nombre de secteurs, la Chine doit ouvrir ses marchés.

 

En France, la Chine fait peur avec ses investissements dans le Club Med, PSA ou l'aéroport de Toulouse. Peut-on parler de colonisation économique ?

Il faut des règles, je le répète. Mais prenez PSA et l'alliance avec Donfeng, qui a conduit l'Etat à prendre ses responsabilités d'actionnaire. En 2014, ce constructeur français était quasiment en situation de mort clinique. Trois ans plus tard, son redressement est incontestable sans qu'aucun emploi n'ait été délocalisé. Et aujourd'hui, des discussions sont engagées entre PSA et Opel pour créer un géant européen. Nous sommes là dans le cadre d'un accord parfaitement gagnant-gagnant avec les Chinois.

 

Vous avez alerté sur les dangers du populisme de Trump. En France, cette tentation populiste existe. Elle vous inquiète ?

Marine Le Pen dit s'inspirer de Donald Trump en prônant le protectionnisme et le rejet des étrangers. Son populisme est dangereux et mortifère. La sortie de l'euro, ...

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