Bernard Cazeneuve défend la gestion de l'attentat du Bataclan

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BERNARD CAZENEUVE DÉFEND LA GESTION DE L'ATTENTAT DU BATACLAN
BERNARD CAZENEUVE DÉFEND LA GESTION DE L'ATTENTAT DU BATACLAN

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a réfuté lundi toute faille dans la gestion de l'attentat du Bataclan le 13 novembre dernier, en particulier un éventuel attentisme des autorités dans la décision de neutraliser les assaillants.

Il était entendu par la commission d'enquête parlementaire sur les moyens mis en œuvre par l'État depuis janvier 2015 pour lutter contre le terrorisme.

Le président de la commission, Georges Fenech, a demandé au ministre de l'Intérieur pourquoi 2h40 s'étaient écoulées entre le début de l'attaque et l'assaut final des forces de l'ordre dans la salle de concert parisienne.

"On n'intervient pas comme ça dans une salle pour procéder à la neutralisation des terroristes", a répondu Bernard Cazeneuve.

"Dans un contexte comme celui-ci, où il y a des ceintures explosives, où le terrain est possiblement miné, où nous ne savons pas quel est le nombre de terroristes, et où ils sont, une intervention pour sauver des vies n'est possible que dès lors qu'il y a une maîtrise totale du lieu", a-t-il ajouté.

Le groupe Eagles of Death Metal se produisait au Bataclan lorsque des djihadistes ont pénétré dans la salle et ouvert le feu, tuant au fil des heures 90 personnes. Au total, 130 personnes ont trouvé la mort à Paris lors ou à la suite de ces attentats coordonnés.

Bernard Cazeneuve a rappelé que des membres de la Brigade anti-criminalité (BAC) étaient présents 15 minutes après le début de la fusillade et avaient alors tué l'un des assaillants.

"FIASCO DU RENSEIGNEMENT"?

Selon lui, la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), qui avait vocation à intervenir, est arrivée sur les lieux à 22h20, vingt minutes après avoir quitté sa base, et a progressivement occupé la salle. L'assaut a été donné à 00h18.

Prié de dire qui avait donné l'ordre de l'assaut, Bernard Cazeneuve a répondu : "L'ordre est donné par le préfet de police après que j'ai moi-même donné l'ordre d'y procéder, puisque la sécurisation des lieux est intervenue".

La commission d'enquête a également relayé les interrogations de la famille d'une victime de l'attentat du Caire en 2009, soupçonnant un "fiasco du renseignement".

Selon l'avocat des parties civiles, Olivier Morice, l'information judiciaire a révélé que certains protagonistes, qui sont des proches des assaillants du 13 novembre, avaient déjà évoqué un projet d'attentat au Bataclan.

"Pourquoi ne pas avoir sécurisé le Bataclan ?", a demandé Georges Fenech.

"Je n'ai vu aucune note témoignant d'une menace particulière sur le Bataclan, mais une menace générale", sur ce type de lieux, a répondu Bernard Cazeneuve, tout en précisant qu'il n'avait pas accès au dossier judiciaire.

Le ministre a répété qu'il était impossible de placer en permanence des gardes statiques "devant chaque lieu accueillant du public".

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • M3182284 il y a 9 mois

    Ah pour attaquer l'Etat il y a toujours des fiers à bras. Mais pour dénoncer les islamistes vomitifs là on prend des gants.