Bernard Bourreau : " Je ne peux pas faire une pré-sélection "

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Bernard Bourreau : " Je ne peux pas faire une pré-sélection "
Bernard Bourreau : " Je ne peux pas faire une pré-sélection "

Alors que la Fédération Française de cyclisme a dévoilé la sélection pour Rio en cyclisme sur piste, Bernard Bourreau a assuré ne pas avoir souhaité donner une présélection en vue des prochains Jeux Olympiques, où quatre coureurs français seront alignés.

Bernard Bourreau, vous n’avez pas annoncé une présélection en vue des Jeux Olympiques de Rio. Est-ce parce qu’il reste des incertitudes ?
J’aurai pu donner quelques noms. Il est évident que les cinq coureurs qui sont venus à l’épreuve-test préolympique font partie de la présélection pour les Jeux Olympiques, mais il y en d’autres. Je ne peux pas faire une pré-sélection. Evoquer une pré-sélection, ça met de la concurrence entre les coureurs dans une phase de préparation où ils ont des objectifs avec leurs équipes. Je pense que ce n’est pas très bon. Quand on détaille le parcours et sa difficulté, tout le monde s’imagine les coureurs qui sont possible pour les JO. Maintenant, il y a le Dauphiné, les classiques ardennaises, le Tour de Suisse, le Tour de France... Il peut se passer plein de choses d’ici là.

Est-ce qu’un coureur absent sur les routes du Tour de France pourrait être sélectionné pour les Jeux Olympiques ?
C’est impossible. Il y a des passages obligés et le Tour de France, dans sa préparation, peut être une difficulté parce qu’il faut gérer les trois semaines de course, la pression et les difficultés. Malgré tout, le coureur qui sortira du Tour de France avec un petit plus de fraicheur par rapport aux autres sera avantagé sur les Jeux, et sera mieux préparé qu’un autre.

Valverde favori pour Rio

Voyez-vous un sprinteur l’emporter à Rio ?
Je pense que ça peut être un grimpeur sprinteur. J’ai un favori que j’ai dans le viseur et qui me fait peur : c’est Alejandro Valverde, parce qu’il est capable de passer ces difficultés irrégulières et pentues du parcours. Ces côtes ressemblent à celles du Pays Basque donc je pense qu’il sera à l’aise car il connaît. En plus, il y a dix kilomètres de plat avant l’arrivée donc ça sera plus difficile d’arriver seul que d’arriver en petit groupe, et il aura sa chance.

Par rapport aux égos des coureurs, des leaders dans leur équipe peuvent devenir des équipiers aux JO. Comment gérer un tel cas de figure ?
C’est le gros problème et c’est le cas particulier des JO. Ça va être mon travail dans les prochains jours et les prochains mois avec les coureurs que je vais rencontrer et les présélectionnés. Il va falloir avoir un esprit cocardier et avoir un sens du sacrifice si nécessaire. Il va bien falloir qu’ils comprennent que toutes les nations sont dans le même cas. En Espagne, il n’y a que cinq coureurs et cinq leaders et est-ce qu’ils vont avoir le même problème que nous ? C’est là qu’il va falloir être plus fort que les autres et avoir le sens du sacrifice à un moment de la course. Je n’ai pas encore la sélection faite mais je pense que personne ne sera désigné équipier mais pourra servir d’équipier après. Quand on voit des équipes comme Sky, ils ont pratiquement une équipe d’équipiers qui sont quasiment des leaders donc il faudra se rapprocher de ça.

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