Bernard Arnault ne succédera pas à Albert Frère

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(lerevenu.com) - La procédure engagée par Bernard Arnault pour demander la double-nationalité franco-belge, a suscité de nombreuses interprétations. L'une d'entre elles imagine que le président de LVMH pourrait en avoir besoin pour investir en Belgique, aux côtés d'Albert Frère, avec lequel il contrôle déjà le château Cheval Blanc, premier grand cru classé Saint-Émilion : «La démarche de Bernard Arnault ravive peut-être cette envie [de réaliser des investissements en commun], mais nous n'avons aujourd'hui aucun projet concret.»

Le président du holding de participations GBL répond tout aussi directement au Figaro sur sa propre succession : «J'entends dire que je pourrais faire de Bernard Arnault mon exécuteur testamentaire? mais ma succession est une affaire réglée depuis 1982 !». Et l'homme d'affaires belge d'insister sur sa proximité avec ses grands associés canadiens : «J'ai, par ailleurs, depuis trente des accords avec la famille Desmarais que j'entends respecter». Albert Frère ajoute qu'un investissement de Bernard Arnault au capital de son groupe «n'est absolument pas à l'ordre du jour.».

L'avis du Revenu ? De tous les projets prêtés à Bernard Arnault, le plus plausible paraît celui de la préparation de sa succession pour lesquels les droits à acquitter sont moins élevés (30%) en Belgique qu'en France, au taux marginal de 45%. L'écart est encore plus élevé pour les donations du vivant du donateur, dont le taux n'est que de 3% en Belgique, contre 45% (taux marginal) en France. Les héritiers de Bernard Arnault n'auraient ainsi pas à vendre d'actions LVMH, ce qui éviterait de diluer les intérêts familiaux au capital, voire d'en perdre le contrôle.

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