Berlusconi n'est plus maître chez lui 

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À la veille d'un Conseil européen décisif, il s'est mis d'accord in extremis sur la réforme des retraites avec son allié de la Ligue du Nord, Umberto Bossi. Ce dernier reste «pessimiste» sur les chances de survie de la coalition.

«Cette fois-ci, la situation est très sérieuse. On risque vraiment la crise»: l'air sombre, Umberto Bossi a brossé mardi matin un tableau noir des tensions qui ébranlent à nouveau la majorité avant de s'engouffrer à l'intérieur du Palais Grazioli, la résidence privée de Silvio Berlusconi.

Depuis son retour de Bruxelles, où il a été vertement rabroué dimanche pour le manque de réformes structurelles de son gouvernement, le président du Conseil est à la peine. Rencontres, dîners et conciliabules se sont donc multipliés depuis trois jours, sans parvenir dans un premier temps à convaincre la Ligue du Nord, son allié au gouvernement, de la nécessité d'une réforme des retraites : «Pas question d'augmenter l'âge des départs à la retraite. Nous avons déjà donné», affirmait Umberto Bossi. Mais mardi soir ce dernier a annoncé qu'un accord avait été trouvé avec Berlusconi.

«Inopportun et désagréable»

À Bruxelles, Silvio Berlusconi avait envisagé d'au

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