Berlusconi groggy, mais toujours pas K.-O.

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Berlusconi a pris tout le monde de court en soutenant le gouvernement Letta. Une manoeuvre qui lui permet de rester dans le jeu ?
Berlusconi a pris tout le monde de court en soutenant le gouvernement Letta. Une manoeuvre qui lui permet de rester dans le jeu ?

Les amateurs de thriller politique en ont eu pour leur argent. La confiance accordée par Silvio Berlusconi au gouvernement d'Enrico Letta est un coup de théâtre qui a pris toute la classe politique transalpine de court. Mardi soir, les Italiens s'étaient couchés avec un Peuple de la liberté au bord de la scission. Les débats télévisés de la soirée avaient confirmé les vents de guerre opposant, au sein du PDL, "faucons" - déterminés à ne pas accorder la confiance au gouvernement Letta - et "colombes" - favorables à l'exécutif.

Ainsi, sur RAI 3, Alessandro Sallusti et Fabrizio Cicchitto, deux éléphants du premier cercle du Cavaliere, s'étaient respectivement traités de "lâche" et de "staliniste" et en étaient pratiquement venus aux mains. Aux premières heures du jour, la presse berlusconienne voue "les traîtres" aux gémonies et annonce avec fracas le lâchage de l'exécutif.Mais sous la houlette d'Angelino Alfano, le secrétaire du PDL qui a tourné le dos à son mentor politique, les scissionnistes continuent leur chemin. Un photographe immortalise entre les mains d'un des meneurs de la fronde une liste de 25 sénateurs. Les jeux sont faits : Enrico Letta aura la confiance grâce aux transfuges du PDL. Berlusconi réunit un bureau de direction de son parti, ou plutôt ce qu'il en reste à cet instant, et annonce officiellement qu'il n'accordera pas la confiance à Letta. La messe est dite. Et c'est un requiem !Volte-face

C'était compter...

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