Berlusconi : des écoutes compromettantes

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Quelque 100.000 conversations téléphoniques s'étalent en place publique, plus scabreuses les unes que les autres.

«Tu m'en amènes combien ce soir?», demande Silvio Berlusconi au téléphone à Gianpaolo Tarantini. Pendant deux ans, cet entrepreneur de Bari (Pouilles), en prison depuis le 1er septembre pour incitation à la prostitution, a été le grand ordonnancier des soirées intimes du président du Conseil. Entre juillet 2008 et avril 2009, il l'a pourvu en jeunes femmes - une trentaine, mannequins, starlettes ou call-girls, de préférence de moins de 25 ans -, promettant argent et petits rôles à la télévision contre une nuit dans le lit du chef du gouvernement.

Selon les retranscriptions des quelque 100.000 conversations téléphoniques enregistrées par la justice, Tarantini aurait sorti de sa poche 29.000 euros pour organiser au moins vingt-deux soirées. En contrepartie, il cherchait à tisser un réseau de relations pour obtenir des contrats dans l'administration publique et l'industrie, avec le groupe Finmeccanica en particulier. Berlusconi lui a fait rencontrer divers grand

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