Berlusconi critique le référendum constitutionnel de Renzi

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    ROME, 19 octobre (Reuters) - Silvio Berlusconi est revenu 
sur le devant de la scène politique en Italie pour dénoncer le 
référendum sur une réforme de la Constitution voulu par le 
président du Conseil, Matteo Renzi. 
    Dans une interview accordée mardi soir à la chaîne de 
télévision Canale 5, dont il est propriétaire, Silvio Berlusconi 
a jugé la consultation prévue le 4 décembre "dangereuse". 
    Elle "ne résoudra aucun des problèmes de l'Italie", a-t-il 
dit, et est utilisée par Matteo Renzi pour détourner l'attention 
"des échecs économiques de son gouvernement". 
    La réforme qui sera soumise à référendum prévoit parmi ses 
dispositions une réduction du rôle et des pouvoirs du Sénat, 
dont les membres ne seraient plus élus au suffrage universel 
comme le sont les députés. 
    Matteo Renzi soutient qu'une telle réforme est nécessaire 
pour améliorer la stabilité institutionnelle d'un pays qui a 
connu 63 gouvernements depuis la fin de la Seconde Guerre 
mondiale. Les derniers sondages d'opinion donnent le "non" 
vainqueur mais à une faible majorité, et dans la marge d'erreur. 
    On ignore à ce stade si Silvio Berlusconi, qui est 
aujourd'hui âgé de 80 ans et a subi une opération du coeur le 14 
juin, entend faire campagne pour le "non". 
    L'ancien chef du gouvernement a perdu de son influence 
politique depuis sa condamnation pour évasion fiscale en 2013 et 
son interdiction d'occuper un mandat électif. 
    Toutefois, son parti, Forza Italia, jouit encore de 12% des 
suffrages des Italiens, si l'on en croit les sondages.  
    Beaucoup des indécis en vue du référendum se revendiquent de 
Forza Italia, selon les enquêtes d'opinion, et leur vote 
pourrait donc faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre.  
  
 
 (Gavin Jones, Gilles Trequesser pour le service français) 
 
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