Berlusconi annonce vouloir relancer son parti Forza Italia

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    MILAN, 9 janvier (Reuters) - L'ancien président du Conseil 
italien, Silvio Berlusconi, affirme dans un entretien publié 
samedi par le quotidien Il Giornale qu'il va relancer cette 
année son parti Forza Italia et faire chuter le gouvernement de 
centre-gauche de Matteo Renzi. 
    Berlusconi, 79 ans, s'est montré discret depuis sa 
condamnation pour fraude fiscale et son interdiction d'exercer 
un mandat électif en 2013. Il explique sa volonté de revenir sur 
le devant de la scène politique par l'affaiblissement qu'a, 
selon lui, connu son parti pendant son absence. 
    Cette année "sera celle de la bataille contre le régime de 
la gauche qui a suspendu la démocratie", affirme Berlusconi, 
appelant également à une dissolution du parlement et à 
l'organisation de nouvelles élections. 
    Selon lui, sa condamnation et son exclusion du Sénat étaient 
"anticonstitutionnelles". 
    L'ancien chef du gouvernement italien dément l'existence de 
tensions entre d'une part Forza Italia et d'autre part les deux 
autres formations de droite, la Ligue du Nord et Frères 
d'Italie. 
    Selon lui, ces trois entités peuvent constituer un front uni 
avant les élections municipales cette année à Rome, Milan, 
Naples et Bologne. Si une telle alliance voyait le jour, elle 
pourrait, selon les observateurs, menacer la position du Parti 
démocrate (PD) de Matteo Renzi, seule formation majeure de 
gauche. 
    Les prochaines élections parlementaires sont prévues en 2018 
mais un scrutin anticipé n'est pas exclu en raison de 
l'instabilité qui règne au sein de la coalition gouvernementale 
conduite par Renzi. 
    "Mon engagement est de ramener Forza Italia au-dessus des 
20% afin que le centre droit puisse gagner les élections dès le 
premier tour en dépassant les 40%", affirme Berlusconi. 
    Une réforme électorale introduite par Matteo Renzi prévoit 
qu'un deuxième tour est nécessaire entre les deux principaux 
partis si aucun d'eux n'obtient plus de 40% des suffrages au 
premier tour. 
     
 
 (Agnieszka Flak; Pierre Sérisier pour le service français) 
 
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