Berlusconi accusé de subornation de témoins dans le Rubygate

le
0
SILVIO BERLUSCONI ACCUSÉ DE SUBORNATION DE TÉMOINS DANS LE RUBYGATE
SILVIO BERLUSCONI ACCUSÉ DE SUBORNATION DE TÉMOINS DANS LE RUBYGATE

MILAN (Reuters) - Le tribunal de Milan a accusé vendredi Silvio Berlusconi de subornation de témoins lors de son procès pour sollicitation d'une prostituée mineure.

Cette "affaire dans l'affaire" du Rubygate survient deux jours après son éviction du Sénat.

Elle est étayée dans un jugement prononcé contre trois proches de l'ancien président du Conseil soupçonnées de lui avoir procuré des prostituées pour des soirées organisées dans sa villa d'Arcore, près de Milan - l'impresario Lele Mora, l'ancien responsable de télévision Emilio Fede et l'ex-hygiéniste dentaire et ancienne élue régionale Nicole Minetti.

Les juges de la cinquième chambre pénale du tribunal de Milan précisent que les documents appuyant cette affirmation ont été transmis aux procureurs, qui devraient ouvrir une nouvelle information judiciaire.

D'après ces éléments, Silvio Berlusconi aurait versé "de l'argent et d'autres avantages" à des jeunes femmes ayant participé à ses soirées en échange de leur faux témoignage.

Le versement mensuel régulier de sommes d'au moins 2.500 euros à des témoins "n'est pas une anomalie, mais une entreprise illégale", écrivent les magistrats dans leur jugement. "C'est une preuve de corruption."

Dans un communiqué, les avocats du "Cavaliere", Niccolo Ghedini et Piero Longo, également impliqués dans ces faux témoignages, rejettent des accusations qui, disent-ils, sont "totalement déconnectés de la réalité et des faits".

Ils se disent par ailleurs confiants dans le fait que les procureurs n'y donneront pas suite.

Silvio Berlusconi a été condamné en première instance en juin dernier pour avoir eu des relations sexuelles tarifées avec Karima el Mahroug, alias Ruby, alors qu'elle n'avait pas 18 ans, l'âge de la majorité en Italie.

Il a en outre été jugé coupable d'abus de pouvoir - il s'était servi de sa fonction de président du Conseil pour obtenir sa libération alors qu'elle était en garde à vue policière dans une affaire de vol.

Emilio Parodi, Henri-Pierre André pour le service français, édité par Gilles Trequesser

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant