Berlin veut le maintien d'Athènes dans la zone euro-Gabriel

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BERLIN, 4 janvier (Reuters) - Le gouvernement allemand souhaite que la Grèce reste dans la zone euro et n'a pas établi de plan pour anticiper le cas contraire, a assuré dimanche le vice-chancelier allemand, le social-démocrate Sigmar Gabriel, répliquant au magazine Der Spiegel selon lequel Berlin pense que la zone euro saura faire face à une éventuelle sortie de la Grèce. Der Spiegel a affirmé que Berlin jugeait un "Grexit", ou sortie de la Grèce de la zone euro, inévitable si le parti de gauche anti-austérité Syriza remporte les élections législatives anticipées du 25 janvier. Syriza souhaite revenir sur les mesures d'austérité des dernières années et annuler une partie de la dette grecque. Les sondages donnent son parti en tête des intentions de vote devant la Nouvelle Démocratie (ND, droite) du Premier ministre Antonis Samaras. Sigmar Gabriel, qui détient le portefeuille de l'Economie et dirige le SPD, a également dit au journal Hanoversche Allgemeine Zeitung que la zone euro était devenue davantage apte à rebondir, ces dernières années, et ne pouvait pas être "victime d'un chantage". "L'objectif du gouvernement allemand, de l'Union européenne et même du gouvernement d'Athènes, c'est le maintien de la Grèce dans la zone euro", dit-il dans l'interview, à paraître lundi. "Il n'y a pas eu et il n'y a pas de plans pour le cas contraire", dit-il en notant que la zone euro est devenue nettement plus stable ces dernières années. RESPECTER LES OBLIGATIONS "C'est pourquoi on ne peut pas nous soumettre à un chantage et c'est pourquoi nous attendons du gouvernement grec, quel que soit le Premier ministre, qu'il respecte les accords passés avec l'Union européenne", a-t-il dit en faisant allusion aux législatives du 25 janvier et à une possible alternance à Athènes. Un peu plus tôt, un porte-parole de la chancelière allemande, Georg Streiter, avait dit que le gouvernement allemand attendait des Grecs qu'ils s'en tiennent aux clauses du plan d'aide international à leur pays. "La Grèce a respecté ses engagements dans le passé. Le gouvernement allemand suppose qu'elle continuera à remplir ses obligations contractuelles envers la troïka", a déclaré à Reuters Georg Streiter. Il a refusé de commenter les propos prêtés à la chancelière par le magazine Der Spiegel, selon lesquels la zone euro pourrait faire face, le cas échéant, à un abandon de la monnaie européenne par Athènes, le risque de contagion étant aujourd'hui limité. ID:nL6N0UI0F7 "Quel que soit le prochain gouvernement grec, il doit s'en tenir aux obligations contractuelles acceptées par son prédécesseur", a souligné Georg Streiter. (Erik Kirschbaum avec Gernot Heller; Guy Kerivel et Eric Faye pour le service français)

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