Berlin veut avancer sur une union budgétaire

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BERLIN SOUHAITE L'ACCÉLÉRATION DE L'UNION BUDGÉTAIRE
BERLIN SOUHAITE L'ACCÉLÉRATION DE L'UNION BUDGÉTAIRE

BERLIN (Reuters) - L'Allemagne a exhorté mercredi ses partenaires européens à accepter de céder le contrôle de leurs budgets nationaux à une autorité centrale à Bruxelles, ce qui devrait susciter l'opposition de la France et d'autres pays de la zone euro.

Un haut conseiller d'Angela Merkel a simultanément rejeté mercredi les pressions en faveur de la mise en place rapide d'un régulateur bancaire unique en Europe, qui devrait être au menu du sommet européen de jeudi et vendredi à Bruxelles.

La France et d'autres pays du sud de l'Europe veulent que le nouvel organe de régulation soit opérationnel dès janvier, notamment car cela permettrait au MES (Mécanisme européen de stabilité) de commencer à recapitaliser directement des banques en difficulté.

Mais Berlin a répété plusieurs fois ces dernières semaines que la date butoir fixée à janvier lors d'un sommet en juin était irréaliste.

La chancelière allemande tente plutôt de détourner le débat vers la question d'une intégration budgétaire renforcée, un dossier sensible, notamment à Paris.

Mardi, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble a proposé la création d'un "commissaire aux Affaires monétaires" qui disposerait de vastes pouvoirs sur les budgets nationaux, une idée soutenue par Angela Merkel, selon un des conseillers.

"Il est important pour nous que, sur la question de la coordination des politiques économiques, une étape décisive soit franchie", a dit ce conseiller.

"Si la Commission européenne doit avoir un rôle plus important, alors la question est de savoir comment cela peut être fait de manière judicieuse, efficace et rapide. Une réponse possible à cela est un commissaire européen aux Affaires monétaires qui aurait beaucoup d'autonomie."

Un autre haut conseiller a ajouté: "la chancelière et le ministre des Finances partagent exactement la même analyse sur l'origine des problèmes auxquels l'Europe est aujourd'hui confrontée et la même analyse sur le genre de réformes nécessaires pour résoudre ces problèmes".

Les deux conseillers ont dit clairement que Berlin ne s'attendait pas à ce que des décisions soient prises sur une intégration budgétaire renforcée avant le sommet de décembre, au plus tôt.

Noah Barkin et Andreas Rinke, Mathilde Gardin pour le service français, édité par Marc Angrand

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  • lelis le mercredi 17 oct 2012 à 20:15

    Oui, un référendum, pourquoi pas. Et si positif, en avant toute !

  • M9566237 le mercredi 17 oct 2012 à 17:01

    L'union doit se faire avec l'accord des peuples européens, c'est ça LA DEMOCRATIE.

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