Berlin souhaite que Moscou rejoigne le G7 au plus vite

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    BERLIN, 9 juin (Reuters) - Le groupe des sept pays les plus 
industrialisés de la planète (G7) devrait inviter la Russie à le 
rejoindre au plus vite, a déclaré le ministre allemand de 
l'Economie, Sigmar Gabriel, dans un entretien diffusé jeudi sur 
un site internet allemand. 
    "La Russie est un acteur international majeur, pas une 
puissance régionale", a déclaré Sigmar Gabriel au site 
russlandkontrovers.de. 
    "C'est la raison pour laquelle j'appelle la Russie à 
rejoindre le groupe et à reconstituer le G8", a-t-il ajouté. 
    Russlandkontrovers.de est le site internet du forum 
germano-russe fondé en 1993. Il réunit 400 dirigeants 
industriels, politiques et universitaires. 
    La Russie et le G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, 
Grande-Bretagne, Italie et Japon) ont formé le G8 jusqu'à la 
suspension de la Russie en raison de son implication dans le 
conflit ukrainien et de l'annexion par Moscou de la Crimée en 
mars 2014. 
    Sigmar Gabriel, qui dirige par ailleurs le Parti 
social-démocrate allemand (SPD), juge que Moscou reste un 
partenaire économique important de Berlin et de l'industrie 
allemande en dépit des tensions et difficultés actuelles. Il est 
selon lui primordial de renforcer les organisations 
internationales lorsqu'il y a des divergences à surmonter. 
    Le ministre a reconnu que l'orientation politique prise en 
Russie troublait l'Allemagne par bien des aspects tout en 
soulignant que les réformes se poursuivaient dans le pays. 
    "La Russie ne voudra pas inverser le processus d'intégration 
politique et économique qui a déjà été mis en oeuvre avec le 
reste du monde", a-t-il dit. "Une exclusion à long terme (de la 
Russie) ne ferait qu'accentuer les divisions qui existent déjà 
et ne permettra pas de trouver de solution politique." 
    La Russie a selon lui démontré à plusieurs reprises sa 
volonté d'ouvrir un dialogue constructif et il est primordial 
d'écouter les voix favorables aux réformes qui se font entendre 
au sein du pouvoir à Moscou. 
    Ces propos interviennent deux jours à peine après ceux qu'a 
tenus un des principaux conseillers de la chancelière Angela 
Merkel qui jugeait qu'il était beaucoup trop tôt pour réfléchir 
à une levée des sanctions économiques visant la Russie. 
 
 (Andrea Shalal,; Nicolas Delame pour le service français) 
 
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  • aerosp il y a 6 mois

    Pour l'instant c'est Obama qui commande, les autres pays ont droit de la fermer