Berlin sceptique sur les chances d'un accord avec Athènes

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WOLFANG SCHÄUBLE SCEPTIQUE SUR LES CHANCES D'UN ACCORD AVEC ATHÈNES
WOLFANG SCHÄUBLE SCEPTIQUE SUR LES CHANCES D'UN ACCORD AVEC ATHÈNES

BERLIN (Reuters) - Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a déclaré lundi qu'il n'était pas très optimiste sur les chances d'un accord entre la Grèce et ses partenaires européens à l'issue des discussions prévues dans la journée à Bruxelles.

A la question de savoir si les ministres des Finances de la zone euro étaient susceptibles de trouver une solution pour la dette grecque lors de la réunion de l'Eurogroupe ce lundi, Wolfgang Schäuble a répondu lors d'un entretien à la radio allemande: "D'après ce que j'ai entendu dire des négociations techniques au cours du week-end, je suis très sceptique, mais un rapport nous sera remis aujourd'hui et nous verrons à ce moment-là."

Wolfgang Schäuble a ajouté que l'Allemagne ne souhaitait pas voir la Grèce sortir de la zone euro mais que le nouveau gouvernement à Athènes devait remplir les conditions de base de son programme d'aide et qu'il ne s'agissait pas de trouver un compromis à tout prix.

"Le problème est que la Grèce a vécu au-dessus de ses moyens pendant longtemps et que personne ne veut plus (lui) donner de l'argent sans garanties", a-t-il dit, ajoutant qu'Athènes devait s'en tenir aux réformes convenues pour devenir compétitive.

Le ministre grec des Finances rencontre ses homologues et le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi lundi à Bruxelles pour tenter de parvenir à un accord sur le programme d'aide de la Grèce, qui expire le 28 février.

Wolfgang Schäuble a par ailleurs jugé que le nouveau gouvernement grec se comportait de façon "assez irresponsable" et que cela n'apportait rien d'insulter ceux qui avaient soutenu le pays dans le passé.

Le quotidien Avgi (l'Aube), proche du parti Syriza d'Alexis Tsipras, a publié une caricature représentant Wolfgang Schäuble revêtu d'un uniforme nazi et lui faisant tenir des propos rappelant l'Holocauste.

De son côté, le ministre français des Finances Michel Sapin a déclaré lundi que la Grèce devait respecter ses engagements vis-à-vis de ses partenaires européens, qui devaient en retour aider Athènes à mettre en place une nouvelle politique.

Le ministre autrichien des Finances, Hans Jörg Schelling, a adopté de son côté une ligne dure vis-à-vis de la Grèce, déclarant lundi qu'Athènes ne pouvait pas s'attendre à obtenir six mois de plus pour mettre au point un nouveau programme d'aide.

"Je crois qu'il s'agit d'un erreur de jugement de la Grèce. Si vous regardez les besoins de remboursements auxquels la Grèce s'est encore engagée lors de la dernière réunion, alors ils ont besoin d'argent aussi, pas uniquement de temps", a-t-il déclaré dans une interview à la radio autrichienne ORF.

Ecartant à nouveau tout effacement de dette pour la Grèce, il a ajouté que de légères modifications du plan de sauvetage de la Grèce pouvaient être discutées mais qu'aucun nouveau plan ne pouvait être envisagé avant la fin du programme en cours. "Un point que tout le monde sous-estime est que la Grèce doit en faire la demande et ce n'est pas encore le cas", a-t-il dit.

(Michael Nienaber, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Dominique Rodriguez et Patrick Vignal)

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  • zoila5 le lundi 16 fév 2015 à 14:10

    Il faut perdre 42 milliards pour être sûr de ne pas perdre encore plus... En continuant de prêter à la Grèce.

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