Berlin pour prolonger les contrôles dans la zone Schengen-presse

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    BERLIN, 23 janvier (Reuters) - Un certain nombre de pays 
européens, dont l'Allemagne, souhaitent une prolongation des 
contrôles aux frontières de l'espace Schengen de 
libre-circulation dans le cadre de la gestion de la crise 
migratoire, rapporte le Welt-am-Sonntag à paraître dimanche. 
    L'Autriche, la Belgique, la Suède et le Danemark, font 
partie du groupe, précise le journal allemand. Ce projet sera à 
l'ordre du jour de la réunion des ministres des Finances de 
l'union européenne qui doit se tenir lundi à Amsterdam, rapporte 
le journal.   
    L'Espace Schengen réunit 26 pays dont 22 sont membres de 
l'UE. 
    Plus d'un million de personnes sont entrées dans l'UE l'an 
dernier, fuyant la guerre et la famine en Syrie et ailleurs. 
Pour tenter de contrôler le flux, six Etats de l'espace 
Schengen, l'Allemagne, l'Autriche, la France, le Danemark, la 
Suède et la Norvège, ont décidé de réinstaurer momentanément des 
contrôles à leurs frontières. Ces contrôles peuvent rester en 
place jusqu'en mai. 
    Ce qui se passera au-delà de cette date fera l'objet de la 
réunion que tiendront les ministres lundi à Amsterdam. 
    Si l'Allemagne obtient gain de cause, elle pourra prolonger 
ses contrôles pendant encore un an et demi. 
    Par ailleurs, la ministre autrichienne de l'Intérieur 
Johanna Mikl-Leitner a menacé la Grèce, une des portes d'entrée 
dans l'UE des migrants, d'exclusion temporaire de l'espace 
Schengen. 
    "Si le gouvernement d'Athènes n'en fait finalement pas plus 
pour sécuriser les frontières extérieures, alors nous devrons 
discuter ouvertement d'une exclusion temporaire de la Grèce de 
l'espace Schengen", a déclaré la ministre au Welt-am-Sonntag. 
    "L'impossibilité de contrôle de la frontière gréco-turque 
est un mythe", affirme-t-elle. 
    L'Autriche a annoncé mercredi son intention de plafonner 
cette année à 37.500 le nombre de demandes d'asile, alors que 
l'an dernier 90.000 personnes ont déposé une demande. Le 
gouvernement veut réduire progressivement le plafond pour tomber 
à 25.000 dossiers par an en 2019.   
 
 (Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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