Berlin, Paris et Varsovie veulent raviver le "Triangle de Weimar"

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    WEIMAR, Allemagne, 28 août (Reuters) - L'Allemagne, la 
France et la Pologne se sont engagées dimanche à raviver "le 
Triangle de Weimar", du nom de ce groupe informel constitué à la 
fin de la Guerre froide, afin de répondre aux nombreux défis 
auxquels l'Union européenne doit faire face. 
    Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter 
Steinmeier, a indiqué que les dirigeants des trois pays se 
rencontreraient avant la fin de l'année et son homologue 
français, Jean-Marc Ayrault, a précisé que la France 
accueillerait un sommet en novembre, une première en cinq ans. 
    Frank-Walter Steinmeier a souligné que le triumvirat a joué 
par le passé un rôle primordial dans l'intégration européenne et 
qu'il était en mesure d'apporter des réponses aux questions 
posées par la décision des électeurs britanniques de sortir de 
l'UE. 
    "Le choix des Britanniques de quitter l'Union est le défi le 
plus relevé auquel nous devons faire face", a déclaré à la 
presse le ministre polonais des Affaires étrangères Witold 
Waszczykowski. 
    "Leur décision est le reflet d'une erreur commise par 
l'Union européenne et nous devons trouver comment corriger cette 
erreur." 
    Frank-Walter Steinmeier a reconnu que les trois pays avaient 
des approches différentes sur certains sujets, l'immigration par 
exemple, tout en précisant que ces dossiers n'avaient pas été au 
centre des discussions de dimanche. 
    "Nous voulons renforcer l'Union européenne et les fondements 
de l'intégration européenne en démontrant la capacité de l'Union 
à agir", ont déclaré les trois ministres dans un communiqué 
commun. 
    "Nous voulons montrer par des résultats tangibles que, face 
aux grands défis de notre temps", poursuit le communiqué, 
évoquant la sécurité, l'immigration, la croissance et l'emploi. 
    Dans ce texte, les trois ministres reconnaissent qu'il 
n'existe pas de réponses simples aux problèmes que l'Europe doit 
affronter tout en disant vouloir montrer à leurs citoyens que 
l'Europe est en mesure d'obtenir de meilleurs résultats qu'en 
agissant au niveau national. 
    "Nous sommes (...) déterminés à les aborder ensemble, dans 
l'esprit d'une confiance mutuelle renouvelée, car nous sommes 
convaincus qu'une action commune de tous les pays membres est la 
meilleure option possible pour notre avenir." 
    Les trois pays ont également l'intention de rencontrer 
d'autres groupes de pays, comme celui de Visegrad qui réunit la 
Pologne, la République tchèque, la Hongrie et la Slovaquie. 
 
 (Andrea Shalal,; Nicolas Delame pour le service français) 
 
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