Berlin ne pense )as que la Grèce fera défaut

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BERLIN (Reuters) - La chancelière allemande, Angela Merkel, s'est déclarée lundi en accord avec son ministre des Finances allemand qui a écarté l'idée d'une faillite de la Grèce et ajouté qu'une sortie d'Athènes de la zone euro serait dommageable pour tout le monde.

"J'ai entendu des inquiétudes en Asie, en Chine, concernant une sorte de processus incontrôlable en zone euro, mais je suis parfaitement d'accord avec le ministre des Finances pour dire que de tels développements ne surviendront pas", a déclaré Angela Merkel.

"A mon avis, une faillite de l'Etat n'aura pas lieu en Grèce", a dit Wolfgang Schaüble lors d'une rencontre avec des chefs d'entreprise à Singapour.

"Nous ne pensons pas que cela ait un sens de spéculer sur une sortie de la Grèce de la zone euro. Cela serait très dommageable pour la Grèce et pour l'euro", a-t-il poursuivi.

Angela Merkel a également déclaré avoir assuré la semaine dernière au Premier ministre grec, Antonis Samaras, qu'elle souhaitait que son pays reste dans la zone euro.

"Notre travail n'est cependant pas terminé, a-t-elle ajouté. Il reste beaucoup à faire dans les jours et mois à venir."

Le porte-parole d'Angela Merkel, Steffen Seibert, a par ailleurs écarté l'idée d'une restructuration de la dette grecque, déclarant à la presse qu'une nouvelle décote était hors de question pour le gouvernement allemand.

Le Premier ministre grec avait dit, dans une interview publiée dimanche par un journal grec, qu'Athènes conviendrait avec ses créanciers internationaux d'un nouveau train de mesures d'austérité d'ici le Conseil européen des 18 et 19 octobre.

Des responsables de la zone euro réfléchissent à de nouvelles solutions destinées à réduire l'endettement de la Grèce, les retards pris par Athènes dans les réformes et la récession sévère qui sévit dans le pays ayant réduit à néant les chances que la République hellénique ramène son ratio d'endettement à 120% de son PIB en 2020.

En conséquence, les taux à 10 ans des obligations grecques ont atteint lundi leur plus bas niveau depuis août 2011, à 17,388%.

Pour le moment, les pourparlers piétinent sur le sujet entre la Grèce et la "troïka" composée de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI). Un accord sur ces nouvelles mesures d'austérité est nécessaire au déblocage d'une nouvelle tranche de prêts.

Stephen Brown, Matthias Sobolewski, avec Gernot Heller à Singapour, Agathe Machecourt pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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