Berlin et Moscou peu optimistes avant le sommet à 4 sur l'Ukraine

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    BERLIN, 19 octobre (Reuters) - Le sommet réunissant les 
dirigeants allemand, français, russe et ukrainien se tiendra ce 
mercredi à Berlin, mais l'Allemagne et la Russie ne cachent pas 
qu'elles doutent des chances de voir cette réunion déboucher sur 
des avancées concrètes. 
    Le porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel, 
Steffen Seibert, a toutefois défendu l'organisation de ce sommet 
qui réunit Allemagne, France, Russie et Ukraine ce mercredi dans 
la capitale allemande à partir de 17h30 (15h30 GMT). 
    Le dernier sommet quadripartite réunissant Petro Porochenko, 
la chancelière Angela Merkel et les présidents français et russe 
François Hollande et Vladimir Poutine ("format Normandie") a eu 
lieu il y a plus d'un an à Paris, dans un contexte de tensions 
déjà fortes entre Russie, Europe et Etats-Unis à propos du rôle 
de Moscou en Syrie. 
    "Il faut tenter une nouvelle approche, toutes les hypothèses 
doivent être abordées pour parvenir à des avancées", a déclaré 
Steffen Seibert. "Il faut toutefois une évaluation franche de la 
situation et c'est ce qu'il va se passer ce soir", a-t-il dit. 
    Le Kremlin a contacté mercredi Berlin et Kiev, disant ne 
s'attendre à aucun progrès sur le front diplomatique. Son 
porte-parole, Dmitry Peskov, a expliqué que les discussions 
porteraient sur l'examen de la situation actuelle et 
l'identification des obstacles qui entravent la mise en oeuvre 
des accords de Minsk signés en février 2015. 
    Ce texte prévoyait l'instauration d'un cessez-le-feu entre 
troupes ukrainiennes et séparatistes pro-russes, mais la 
violence n'a jamais vraiment cessé et les accrochages restent 
fréquents autour de la ligne de front. Moscou et Kiev s'en 
renvoient la responsabilité. 
    Angela Merkel, François Hollande, Petro Porochenko et 
Vladimir Poutine se rencontreront à la chancellerie allemande 
pour un dîner de travail avant d'être rejoints par les ministres 
des Affaires étrangères des quatre pays et par les experts. 
    Il est en outre prévu que la chancelière allemande, les 
présidents français et russe aient une entrevue après le départ 
du chef d'Etat ukrainien. Angela Merkel et François Hollande 
saisiront cette opportunité pour évoquer le conflit syrien avec 
Vladimir Poutine et notamment la question d'Alep. 
    Le président français a déclaré mercredi qu'il ferait "tout" 
pour obtenir de Vladimir Poutine la prolongation de la trêve à 
Alep, en Syrie.   
 
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Hollande "fera tout" pour que la trêve à Alep soit prolongée     
  
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 (Andrea Shalal à Berlin et Maria Tsvetkova à Moscow, Nicolas 
Delame pour le service français) 
 
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  • frk987 il y a un mois

    A quelques mois des élections françaises et allemandes, les russes doivent être pliés en deux de rire sur cette représentativité européenne.