Berlin dément interférer dans le projet de reprise de Kuka

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    BERLIN, 3 juin (Reuters) - Le gouvernement allemand a 
démenti vendredi interférer dans le projet de reprise par le 
groupe chinois d'électroménager Midea  000333.SZ  du fabricant 
allemand de robots industriels Kuka  KU2G.DE  pour 4,5 milliards 
d'euros, assurant qu'il ne préparait pas d'offre concurrente. 
    Le ministre de l'Economie, Sigmar Gabriel, a dit mardi qu'il 
apprécierait une offre concurrente venant d'Allemagne ou 
d'Europe mais il ne s'est pas attelé à forger lui-même une 
alliance pour empêcher cette vente au groupe chinois, a déclaré 
son ministère, démentant des spéculations parues dans la presse. 
    "Le ministre n'organise pas un consortium pour une offre 
alternative", a dit Andreas Audretsch, porte-parole du 
ministère, lors d'une conférence de presse.  
    "Pour dire les choses clairement, de tels processus relèvent 
de décisions d'entreprises et le gouvernement n'intervient pas." 
    Si le projet de Midea aboutit, Kuka sera la plus importante 
société allemande de hautes technologies industrielles à passer 
sous contrôle chinois. 
    Selon des sources gouvernementales, Berlin va évaluer 
l'importance technologique de Kuka pour la numérisation de 
l'industrie allemande, une priorité économique pour le 
gouvernement d'Angela Merkel. Le groupe allemand emploie 12.300 
personnes.  
    Jeudi, la Chine a estimé que la politique ne devait pas 
s'immiscer dans ce projet de reprise à caractère "commercial". 
  
 
 (Michael Nienaber; Jean-Stéphane Brosse pour le service 
français, édité par Marc Angrand) 
 

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