Berlin demande l'arrêt des réacteurs belges de Tihange 2 et Doel 3

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    BERLIN, 20 avril (Reuters) - Les autorités allemandes ont 
réclamé mercredi à la Belgique l'arrêt temporaire de deux 
réacteurs nucléaires le temps de vérifier leur sécurité, 
suscitant la surprise du régulateur nucléaire belge. 
    L'initiative, inhabituelle, reflète les inquiétudes de 
Berlin quant à la sûreté des réacteurs de Tihange 2, dans l'est 
de la Belgique, non loin de la frontière allemande, et de Doel 
3, dans le nord du pays, près des Pays-Bas. 
    "Je considère qu'il serait correct que ces sites soient 
temporairement mis hors ligne au moins le temps que de nouvelles 
investigations soient menées à leur terme. J'ai demandé au 
gouvernement belge de prendre cette mesure", écrit la ministre 
allemande de l'Environnement, Barbara Hendricks, dans un 
communiqué. 
    Sa demande fait suite à un avis de la commission allemande 
de sûreté des installations du nucléaire, qui s'est dit dans 
l'incapacité d'affirmer que ces deux réacteurs seraient sûrs en 
cas d'incident. 
    Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès du ministère 
belge de l'Energie. 
    En revanche, l'Agence fédérale de contrôle nucléaire belge 
(AFCN) a répondu dans un communiqué que les deux réacteurs 
respectaient les normes de sûreté "les plus sévères". 
    "L'AFCN prend acte, non sans étonnement, des déclarations de 
la ministre allemande de l'Environnement", écrit-elle dans un 
communiqué. "Les centrales de Doel 3 et Tihange 2 répondent aux 
exigences de sûreté les plus sévères."     
    A la suite de la catastrophe nucléaire de Fukushima, en mars 
2011 au Japon, l'Allemagne s'est engagée sur la voie d'une 
sortie complète du nucléaire d'ici 2022. 
    Les réacteurs nucléaires de Tihange 2 et Doel 3, d'une 
capacité d'environ un gigawatt chacun, sont restés fermés après 
la découverte en 2012 de microfissures sur les parois de leurs 
cuves. Ils ont été brièvement relancés en 2014 avant d'être de 
nouveau mis à l'arrêt en mars 2014. 
    En novembre dernier, l'AFCN a autorisé leur redémarrage, 
estimant que les indications de défauts ne compromettaient pas 
leur sûreté.  ID:nL8N13C2T3  
    Jamais encore un responsable allemand du rang de la ministre 
fédérale de l'Environnement n'avait émis des critiques au sujet 
de ces deux réacteurs. En revanche, les autorités régionales du 
land de Rhénanie du Nord-Westphalie et l'arrondissement 
d'Aix-la-Chapelle, ville située à une soixantaine de kilomètres 
environ au nord-ouest de la centrale nucléaire de Tihange, 
avaient déjà exprimé leurs inquiétudes. 
    Les réacteurs sont exploités par Electrabel, la filiale 
belge du groupe français Engie. 
 
 (Caroline Copley avec Robert-Jan Bartunek à Bruxelles; 
Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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  • dotcom1 il y a 8 mois

    Barbara Hendricks est minsitre en Allemagne maintenant? C'est un poisson d'avril en retard.