Berlin craint que l'EI frappe en Europe après ses reculs au PO

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    BERLIN, 28 juin (Reuters) - L'Allemagne a exprimé mardi la 
crainte que l'Etat islamique (EI) multiplie les attaques en 
Europe en réponse à ses défaites militaires en Syrie et en Irak, 
où le groupe djihadiste ne cesse de perdre du terrain. 
    Le ministre allemand de l'Intérieur s'est félicité de la 
reprise de la ville de Falloudja par l'armée irakienne et des 
gains territoriaux enregistrés par les insurgés syriens soutenus 
par la coalition dirigée par les Etats-Unis, mais il a estimé 
que ces revers infligés à l'EI ne réduisaient pas les risques 
pour l'Europe. 
    "Au contraire, nous craignons que l'Etat islamique 
n'externalise ses activités, qu'il les transfère en Europe, en 
réponse à ses pertes dans la région", a déclaré Thomas de 
Maizière pendant une conférence de presse. 
    L'Allemagne se prépare à toute éventualité, y compris celle 
d'attaques de grande ampleur comme celles qui ont eu lieu à 
Paris en novembre et à Bruxelles en mars, a indiqué de son côté 
Hans-Georg Maassen, le chef des services de renseignement 
intérieurs allemands (BfV). 
    Plusieurs attentats ont déjà été déjoués, a-t-il rappelé, en 
référence notamment à l'arrestation de trois Syriens ce mois-ci 
à Düsseldorf, où ils étaient soupçonnés de préparer des attaques 
d'envergure. 
    Hans-Georg Maassen a ajouté que les autorités se préparaient 
également à des attaques de "loups solitaires" et se montraient 
particulièrement vigilantes face à la possible infiltration de 
militants islamistes à la faveur des mouvements de migrants. 
    Il a précisé que des liens avaient pu être établis entre des 
groupes terroristes et 17 personnes entrées sur le territoire 
allemand en tant que réfugiés, et que la plupart d'entre elles 
étaient à ce jour mortes ou en prison. "Nous devons surveiller 
de près ce groupe de gens", a-t-il dit. 
    Thomas de Maizière a pour sa part rappelé que quelque 820 
Allemands étaient partis au Proche-Orient pour rejoindre des 
groupes extrémistes, et qu'environ un tiers d'entre eux sont 
depuis rentrés. 
    Le ministre, qui est membre de la CDU de la chancelière 
Angela Merkel, a insisté sur la nécessité de "réintégrer" ces 
anciens djihadistes, dont certains restent fortement radicalisés 
tandis que d'autres ont perdu leurs illusions. 
    L'Allemagne doit par ailleurs composer avec une forte hausse 
du nombre de salafistes sur son territoire, passés d'environ 
7.000 à près de 9.000 en l'espace de deux ans, ont déclaré des 
responsables allemands. 
     
 
 (Thorsten Severin et Andrea Shalal; Tangi Salaün pour le 
service français) 
 )
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  • danielk6 il y a 5 mois

    Il connaisse la musique,donc internement et direction le four!!!