Bercy ne propose pas de solution pour Vivarte-syndicats

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    PARIS, 5 janvier (Reuters) - Les pouvoirs publics ne 
"proposent pas de solution" pour Vivarte, a estimé jeudi 
l'intersyndicale du groupe d'habillement en difficulté à l'issue 
d'une réunion à Bercy. 
    La rencontre qui s'est tenue jeudi entre les syndicats et le 
cabinet du secrétaire d'Etat à l'Industrie "n'a pas permis 
d'avancer beaucoup", a déclaré à la presse Gérald Gautier, 
délégué FO, à l'issue de la réunion. 
    L'intersyndicale a exposé "l'ensemble des problématiques du 
groupe. Le ministère partage notre constat mais n'a pas 
réellement de levier pour nous aider dans nos actions", a-t-il 
déploré, se disant "extrêmement déçu". 
    A l'approche de la présentation d'un énième plan stratégique 
par le tout nouveau dirigeant de Vivarte, attendu à la 
mi-janvier, les syndicats redoutent un démantèlement du groupe 
et de nouvelles suppressions massives d'emplois. 
    Premier groupe français d'habillement et de chaussures avec 
ses enseignes La Halle aux Vêtements, La Halle aux Chaussures, 
André, Minelli ou Kookaï, Vivarte est plombé par une lourde 
dette héritée de LBO (rachats avec effet de levier) successifs. 
    L'entreprise connaît des difficultés structurelles depuis 
2014, enchaînant cessions d'actifs, réductions d'effectifs et 
changements de dirigeants. 
    Mise à mal par une stratégie de montée en gamme inadaptée, 
elle souffre également de la concurrence de grandes chaînes 
comme H&M  HMb.ST , Zara  ITX.MC<\/a> , Kiabi (famille Mulliez) ou 
Primark, dans un marché de l'habillement très difficile. 
    Après avoir déjà fermé près de 300 magasins et supprimé plus 
de 1.600 emplois en mai 2015, Vivarte a engagé, début septembre, 
un plan de cession d'une centaine de magasins La Halle aux 
Chaussures, sur un total de 683.  
    Ses marques Kookaï, Chevignon et Pataugas, ainsi que Merkal, 
chaîne espagnole de distribution de chaussures, ont également 
été mises en vente.   
    Mais en octobre, son président Stéphane Maquaire, ancien de 
Monoprix, a été brutalement démis de ses fonctions par les fonds 
propriétaires du groupe, six mois seulement après son arrivée 
 , et a été remplacé par Patrick Puy, connu pour 
avoir rempli, à la tête d'entreprises en difficulté, de nombreux 
mandats pour des fonds. 
    Des sources proches du dossier indiquaient récemment à 
Reuters que les principaux actionnaires de Vivarte - Oaktree, 
Alcentra, Babson et GLG Partners - souhaitaient maintenant 
pouvoir récupérer plus rapidement leur mise. 
    Le groupe a été placé sous mandat ad hoc en juillet pour 
renégocier une nouvelle fois sa dette, deux ans seulement après 
un abandon massif de 2,0 milliards d'euros de créances qui avait 
fait de ses fonds créanciers ses nouveaux propriétaires. 
    Ramenée à 800 millions d'euros à l'été 2014, sa dette a 
presque doublé en deux ans, avoisinant aujourd'hui 1,5 milliard 
d'euros. 
    Vivarte a démenti, mercredi, vouloir céder sa marque de 
chaussures André.   
 
 (Pascale Denis avec Sophie Louet, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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