Bercy 2015, un grand cru quand même ?

le , mis à jour le
0
Bercy 2015, un grand cru quand même ?
Bercy 2015, un grand cru quand même ?

Le Masters 1000 de Bercy débute ce lundi avec, pour une fois, aucun enjeu concernant la place de n°1 mondial ou la course au Masters, puisque tout est déjà bouclé. Mais cette édition 2015 ne devrait pas manquer d'attraits pour autant.

Djokovic peut-il être battu ?

Il n’a perdu que 5 matchs en 2015, le dernier en finale à Cincinnati contre Roger Federer le 23 août. Tout est dit. Novak Djokovic vit, à 28 ans, la meilleure saison de sa carrière. Il n’est pas passé loin de réussir le Grand Chelem, ne perdant qu’en quatre sets face à Stan Wawrinka à Roland-Garros, le seul gros tournoi qui manque à son énorme carrière. Depuis septembre, le Serbe est tout simplement invincible. Il s’est imposé consécutivement à l’US Open, Pékin et Shanghai, en ne perdant que trois sets ! Assuré de finir l’année n°1 mondial pour la quatrième fois de sa carrière, le Serbe arrive sans aucune pression à Bercy, où il s’est imposé en 2009, 2013 et 2014. Actuellement, le simple fait de le voir de l’autre côté du filet fait perdre tous leurs moyens à ses adversaires. Et le Masters de Londres ne débutant que le 15, Djokovic peut se donner à fond à l’AccorHôtels Arena, car il aura tout le temps de récupérer.

Qui finira n°2 mondial ?

C’est sans doute le cadet des soucis d’Andy Murray, qui va disputer sa première finale de Coupe Davis dans un mois et deviendra papa en février prochain, mais il peut terminer l’année n°2 mondial pour la première fois de sa carrière. Cela serait la preuve des progrès de l’Ecossais sous les ordres d’Amélie Mauresmo, on l’a notamment vu sur terre battue au printemps, où il a remporté ses premiers succès, à Munich et Madrid.

Mais Roger Federer sera un grand rival pour Murray. Le Suisse, est toujours au rendez-vous, avec 6 titres et 4 finales cette année. Une deuxième place mondiale ne changerait rien à sa carrière mais prouverait qu’on peut toujours être au top même à 34 ans.

Qui sera remplaçant au Masters ?

On connait depuis samedi les huit qualifiés pour le Masters de Londres (Djokovic, Murray, Federer, Wawrinka, Nadal, Berdych, Ferrer, Nishikori), et pour une fois, Bercy ne sera pas le théâtre de calculs d’apothicaire pour savoir qui finira dans le Top 8. Mais le dernier Masters 1000 de la saison servira à connaitre le nom des deux remplaçants, qui seront prêts à pallier le moindre forfait dans la capitale anglaise.

Richard Gasquet (9eme) et Jo-Wilfried Tsonga (10eme) sont les remplaçants actuels, mais le Manceau a d’ores et déjà annoncé qu’il n’irait pas à Londres. Marin Cilic (11eme), Kevin Anderson (12eme) ou encore John Isner (13eme), en cas de bon parcours à Bercy, pourront donc prétendre à ce strapontin de luxe.

Les Français vont-ils briller devant Noah ?

Le nouveau capitaine de Coupe Davis Yannick Noah a rencontré les joueurs français potentiellement sélectionnables pour la campagne 2016 ce samedi (hormis Gasquet, qui jouait à Bâle). Le chanteur-tennisman devrait être présent dans les travées de l’AccorHôtels Arena pendant la semaine, ou au moins dépêcher ses adjoints. A quatre mois du 1er tour contre le Canada, les Bleus ont plutôt intérêt à se montrer.

Mais le tirage au sort a été corsé avec eux, et si la logique est respectée, Djokovic battra Simon, Monfils ou Paire en huitièmes, voire Tsonga en quart si le Manceau domine Berdych auparavant. Pouille et Chardy vont eux s’affronter d’entrée, et le vainqueur jouera Nishikori ensuite. Quant à Gasquet, très en forme ces derniers temps, il pourrait affronter le Japonais en huitièmes, Murray en quarts et Federer en demies… Autant dire que voir un cinquième Français des années 2000 en finale de Bercy (après Grosjean en 2001, Tsonga en 2008 et 2011, et Monfils en 2009 et 2010) relèverait quasiment du miracle.

Qui peut être la surprise de la semaine ?
Le Masters 1000 de Bercy est l’un des rares qui ne sacre pas automatiquement un membre du Big Four : Berdych en 2005, Davydenko en 2006, Nalbandian en 2007, Tsonga en 2008, Söderling en 2010, Ferrer en 2012… Federer et Djokovic ont certes remporté quatre des six dernières éditions, mais un joueur peut toujours se hisser jusqu’en finale lors de ce dernier tournoi de la saison où les corps sont émoussés et les têtes déjà un peu en vacances pour les joueurs hors Top 8.

Le Polonais Jerzy Janowicz, issu des qualifications, l’avait prouvé en 2012. Cette saison, pourquoi ne pas miser une pièce sur un Benoit Paire, un Ivo Karlovic, un Bernard Tomic, ou un Jack Sock ? Mais avec l’invincible Novak Djokovic placé tout en haut du tableau, il leur faudrait un incroyable concours de circonstances.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant