Berahino, l'exil réussi .

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Berahino, l'exil réussi .
Berahino, l'exil réussi .

Du Burundi à l'équipe nationale anglaise, en passant par les divisions inférieures anglaises et couvé à West Brom, Saido Berahino n'avait pas choisi le chemin de la facilité. Il est aujourd'hui la révélation du premier quart de cette saison anglaise.Nous sommes le 28 septembre 2013. Sur la pelouse d'Old Trafford, un gamin de tout juste 20 ans ne peut s'arrêter de courir le long de la ligne de but face aux supporters. Le théâtre des rêves de Manchester s'est muré dans le silence et assiste, incrédule, à l'éclosion d'une petite pépite. À la 67e minute d'un Manchester United-West Bromwich Albion, Said Berahino se fait un nom en offrant la victoire aux Baggies, une première depuis 1978 à Old Trafford. Plus d'un an plus tard, c'est une place au soleil qu'il remporte, car appelé par Roy Hodgson avec les A.
Guerre civile, tests ADN et sacs plastiques
Une belle récompense pour une vie jusque-là plutot ombrageuse. À 10 ans, le petit Berahino erre encore dans les rues de Bujumbura, la capitale du Burundi, considérée comme l'une des deux capitales les plus pauvres du monde. Son quotidien reste dans la légalité et la simplicité, à confectionner un ballon avec des sacs plastiques et des lacets pour égayer la journée. Avec un père tué lors de la guerre civile en 1997, Saido survit avec sa mère qui voit sa demande d'asile acceptée par les autorités anglaises. Grand saut dans le vide et direction Birmingham, en 2003. Sans Saido. Le gamin arrive avec un ami quelques jours plus tard, mais n'a aucune nouvelle de sa mère. Il en est quitte pour un accueil dans un centre de soin de Birmingham. Berahino raconte dans le Telegraph ses premiers pas au Royaume : "Au centre de soin, on s'est beaucoup occupé de moi. Les infirmières et l'ensemble du personnel ont beaucoup travaillé pour retrouver ma mère. Finalement un jour, elle a été retrouvée dans un bureau de la ville et l'on s'est vu de nouveau." Après de nombreux tests ADN, Liliane et Saido sont réunis à Birmingham dans un petit appartement. Pas simple.

Saido en profite pour s'intégrer dans sa nouvelle vie anglaise, sans faire la pub de son passé cabossé. À 11 ans, il évolue au sein de l'équipe de son école, à Aston Tower. Il parle peu, mais a gagné l'appréciation de ses collègues de classe. "Personne ne connaissait mon histoire. J'étais discret, mais le terrain me permettait de m'exprimer, de me faire un nom" raconte-t-il, toujours dans le Telegraph. Ses performances le dimanche dans la ligue locale incitent West Brom à se rapprocher de la famille, qui laissera le gamin filer vers l'académie l'année suivante. Au menu : anglais et bases du foot. Même...



Nous sommes le 28 septembre 2013. Sur la pelouse d'Old Trafford, un gamin de tout juste 20 ans ne peut s'arrêter de courir le long de la ligne de but face aux supporters. Le théâtre des rêves de Manchester s'est muré dans le silence et assiste, incrédule, à l'éclosion d'une petite pépite. À la 67e minute d'un Manchester United-West Bromwich Albion, Said Berahino se fait un nom en offrant la victoire aux Baggies, une première depuis 1978 à Old Trafford. Plus d'un an plus tard, c'est une place au soleil qu'il remporte, car appelé par Roy Hodgson avec les A.
Guerre civile, tests ADN et sacs plastiques
Une belle récompense pour une vie jusque-là plutot ombrageuse. À 10 ans, le petit Berahino erre encore dans les rues de Bujumbura, la capitale du Burundi, considérée comme l'une des deux capitales les plus pauvres du monde. Son quotidien reste dans la légalité et la simplicité, à confectionner un ballon avec des sacs plastiques et des lacets pour égayer la journée. Avec un père tué lors de la guerre civile en 1997, Saido survit avec sa mère qui voit sa demande d'asile acceptée par les autorités anglaises. Grand saut dans le vide et direction Birmingham, en 2003. Sans Saido. Le gamin arrive avec un ami quelques jours plus tard, mais n'a aucune nouvelle de sa mère. Il en est quitte pour un accueil dans un centre de soin de Birmingham. Berahino raconte dans le Telegraph ses premiers pas au Royaume : "Au centre de soin, on s'est beaucoup occupé de moi. Les infirmières et l'ensemble du personnel ont beaucoup travaillé pour retrouver ma mère. Finalement un jour, elle a été retrouvée dans un bureau de la ville et l'on s'est vu de nouveau." Après de nombreux tests ADN, Liliane et Saido sont réunis à Birmingham dans un petit appartement. Pas simple.

Saido en profite pour s'intégrer dans sa nouvelle vie anglaise, sans faire la pub de son passé cabossé. À 11 ans, il évolue au sein de l'équipe de son école, à Aston Tower. Il parle peu, mais a gagné l'appréciation de ses collègues de classe. "Personne ne connaissait mon histoire. J'étais discret, mais le terrain me permettait de m'exprimer, de me faire un nom" raconte-t-il, toujours dans le Telegraph. Ses performances le dimanche dans la ligue locale incitent West Brom à se rapprocher de la famille, qui laissera le gamin filer vers l'académie l'année suivante. Au menu : anglais et bases du foot. Même...



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