Benzema, l'affaire de la sextape, Dembélé, Payet... Deschamps fait le point

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Fan du joueur, Didier Deschamps sous-entend samedi dans l'Equipe que l'équipe de France ne peut pas se passer de Karim Benzema. Le sélectionneur des Bleus évoque également les cas Valbuena, Dembélé, Payet et même... Deschamps, annoncé à Chelsea. Ce qui le fait beaucoup rire.

Karim Benzema jouera-t-il l’Euro ? C’est la question que tout le monde se pose aujourd’hui. Toutefois, au lendemain de la levée du contrôle judiciaire de l’attaquant du Real Madrid, cela ne semble plus vraiment faire l’objet d’un doute. Dans l’Equipe ce samedi, Didier Deschamps tente tant bien que mal de maintenir le suspense, mais son envie de voir le Madrilène à l’Euro est trop forte pour pouvoir la masquer correctement. « Il faut que mon président décide. Ce n’est pas une question d’envie, ça voudrait dire que je fais tout pour. Mais sur un plan sportif, j’ai envie d’avoir les meilleurs joueurs. Benzema et tous les autres. » Mais Benzema, encore un peu plus que les autres visiblement, même si Deschamps fait bien attention à tempérer son emballement. « Karim a une image qui ne correspond pas du tout à ce qu’il est vraiment. Je ne veux pas trop développer, sinon on va dire que je l’adore (…). Ce qu’il a de plus ? Son apport dans le jeu, dans la construction. Ce ne sera jamais le super buteur, mais vous n’êtes pas attaquant au Real pendant cinq ans comme ça. Tous les pays nous l'envient. Ce n’est pas LE buteur, mais il va continuer à marquer. Comme ce n’est pas un combattant, il donne l’impression d’être moins impliqué quand il est moins bien, il le porte sur lui. Mais il dépend des autres joueurs aussi. »

Deschamps : « On ne peut pas dire qu’il n’y ait pas eu d’articles à charge »

Mathieu Valbuena, autre international français emporté bien malgré lui dans le tourbillon de l’affaire de la sextape, a longtemps été l’un des joueurs préférés de Deschamps lui aussi, mais les performances plus que moyennes du joueur à Lyon ont semble-t-il changé la donne. « Mathieu a une saison sportive difficile. Je le connais bien, il est rarement blessé, cette saison, il en est déjà à deux blessures musculaires, il y a sans doute un lien (avec l’affaire), même s’il est solide. Avec lui aussi, on interprétera. Le critère numéro un, c’est le critère sportif. Comme pour Sakho, je n’oublie pas ce que Mathieu a fait, mais ça ne lui garantit pas d’être titulaire. Il a été très performant. Depuis qu’il est à Lyon, l’analyse peut être différente. » Au passage, le sélectionneur français s’attaque là à un point qui le chagrine fortement : la manière dont les médias ont traité cette affaire. Bien trop excessivement, au grand regret de DD. « Cette affaire a été ultra-médiatisée, certainement trop. Elle a été relayée à charge, certainement aussi. Madame la juge estime que c’est une affaire privée entre deux individus. Je n’ai pas l’impression que le traitement médiatique corresponde à ses convictions. On ne peut pas dire qu’il ne s’est rien passé, mais on ne peut pas dire qu’il n’y ait pas eu des articles à charge. »

Deschamps : « Ce n’est pas parce qu’il y a une campagne médiatique que je vais prendre Payet »

Pour revenir à cet Euro qui approche à grands pas et à la liste des 23 du mai, plus très loin elle non plus, Deschamps est bien évidemment obligé de répondre à l’une des autres questions du moment : Ousmane Dembélé, la petite perle rennaise, doit-il être retenu chez les A pour l’Euro ? « Je regarde Dembélé, même s’il est jeune. Ce qui n’est pas un handicap. On m’en parle depuis deux ans, on va dire qu’il faut le laisser tranquille. Avant son triplé contre Nantes, il avait fait d’autres choses. Il va vite, il percute, il a les deux pieds et peut jouer aux trois postes devant. Il va se bonifier (…) Evidemment que je le regarde », répond Deschamps, qui n’échappe pas non plus au cas Dimitri Payet, excellent avec West Ham mais absent des listes de l’équipe de France. « Ce n’est pas parce qu’il y a une forte concurrence à son poste que je ne vais pas prendre Dimitri. Et ce n’est pas parce qu’il y a une campagne médiatique que je vais le prendre », analyse le champion du monde 1998, qui évoque également brièvement dans l’Equipe la situation compliquée de Yohan Cabaye à Crystal Palace. « Yohan est dans un club en difficulté et ses performances s’en ressentent », reconnait-il, avant de livrer quelques mots sur son cas personnel. Comme l’avait fait son président Noël Le Graët avant lui au sujet de l’éventualité qu’il retrouve Chelsea après l’Euro, Deschamps ironise à son tour sur l’intérêt supposé des Blues. « Un club ? A l’heure où je vous parle, ce n’est pas prévu. Si nous avions été éliminés en barrages contre l’Ukraine, j’aurais sans doute une autre vie aujourd’hui (…) Chelsea ? Je ne sais pas comment ça s’écrit, mais je sais où ça se trouve (rires). »

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