Benoit Paire : " Je vais faire un bel été "

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Benoit Paire : " Je vais faire un bel été "
Benoit Paire : " Je vais faire un bel été "

Benoit Paire, qu'est-ce qu'il a manqué aujourd'hui pour vous imposer dans ce second tour de Roland-Garros ?C'est un manque de constance, je faisais des hauts, des bas, j'alternais les coups gagnants et les fautes. Je faisais tout sur le terrain aujourd'hui. Je pense qu'avec un peu plus d'entraînement, j'aurais fait un peu moins de fautes, j'aurais été plus solide physiquement. De temps en temps, je suis obligé d'abréger les échanges parce que je sens que je suis fatigué. Quand on ne s'est entraîné que trois fois en trois mois, c'est compliqué de tenir le rythme. Bautista est un très bon joueur, qui tient très bien la balle du fond du court. Ce qu'il me manque, je pense que je vais bientôt le retrouver. Il me manque mon revers à certains moments, de pouvoir serrer le jeu dans les moments-clés comme quand je sers pour le set à 6-5 dans le deuxième, je fais un jeu pourri. L'année dernière, je n'aurais pas fait ça. Ca va revenir, je ne suis pas trop inquiet pour la suite. Je vais essayer de faire un gros été. Je me sens très bien dans ma tête, je veux jouer. Mon physique tient pour l'instant. Il va falloir continuer la rééducation. Je suis content.

Etait-ce un pari de disputer ce tournoi ?Oui, car j'avais l'accord d'un médecin et le désaccord d'un autre. Je me suis demandé si je pouvais prendre le risque. Après c'est vrai que Roland-Garros c'est très important pour moi. Je pense que chaque joueur français a envie de jouer à Roland-Garros. C'est dur de le louper. J'ai voulu prendre le risque de jouer Roland-Garros, ça a tenu. Les sensations n'étaient pas forcément très bonnes mais le plus important n'était pas là sur ce tournoi. C'était simplement de retrouver la compétition, de pouvoir recourir sans douleur. J'espère que demain (jeudi)  je vais me lever et que je pourrai m'entraîner. J'ai vraiment envie de bien jouer pour faire taire toutes les critiques que l'on a dites sur moi ces derniers mois. Je suis sûr que je vais faire un bel été.

Pensiez-vous pouvoir gagner si vous remportez le deuxième set ?On ne sait jamais, mais c'est vrai que si je gagne le deuxième et qu'on se retrouve à un set partout, j'aurais pu trouver d'autres ressources. Mais à deux sets contre, avec les abdos qui tirent et à deux doigts d'avoir des crampes au mollet, c'est dur de se dire que je vais gagner en cinq manches. L'important n'était pas là, c'était d'être sur un court, de jouer. Bautista est un très bon joueur. J'espère que pour la suite, je vais me sentir bien. J'ai hâte de retrouver le gazon, la compétition. J'attends ça avec impatience.

Le public vous a beaucoup encouragé, êtes-vous réconciliés ?Avec le public français, ça se passe bien. C'est juste à Bercy qu'il y a eu quelques malentendus. Ca aurait pu être pareil aujourd'hui, si je rentre sur le terrain et que mon genou flanche, je me fais siffler. A Bercy, c'est ce qu'il s'est passé. J'ai juste essayé, j'avais déjà cette blessure et j'ai arrêté après pendant deux mois. Ce sont simplement des malentendus, ça s'est très bien passé sur ce Roland-Garros et j'espère que ça se passera bien sur les prochains tournois.

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