Benoît Paire : " J'aimerais être à la place de Gignac "

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Benoît Paire : " J'aimerais être à la place de Gignac "
Benoît Paire : " J'aimerais être à la place de Gignac "

" Benoît, c'est un étalon mal dressé ! " Quand d'autres voyaient derrière les jets de raquette de Benoît Paire les coups de sang d'un petit con, le regretté Patrice Dominguez, voix (re)connue des mordus de la balle jaune et ex-DTN du tennis français, avait déjà cerné la personnalité complexe de "la Tige", tennisman atypique de 26 ans, imprévisible et surtout très talentueux. À l'heure où l'Avignonnais s'est qualifié tant bien que mal pour le deuxième tour de Roland-Garros (où il affrontera mercredi l'Italien Fabio Fognini, après avoir battu le modeste Portugais Gastao Elias), interview avec un amoureux de l'OM.

Commençons par le tennis et Roland-Garros. Après avoir explosé sur le circuit ATP, tu as connu une saison 2014 galère. Cette année, tu reviens bien (tombé au 149e rang il y a trois mois, Paire est classé 71e au 25 mai 2015, ndlr), comment abordes-tu les Internationaux de France, point d'orgue de la saison sur terre battue ? L'année dernière, j'ai connu huit mois de blessure qui m'ont éloigné des terrains. Depuis janvier, j'ai enchaîné les matchs sur le circuit ATP et Challenger (victoire à Bergame et Quimper, finale à Cherbourg, ndlr). J'ai beaucoup joué, du coup cette semaine, je me suis reposé, avant de jouer à Rome, puis d'aller à Nice et Roland Garros (interview réalisée en marge du Masters 1000 de Rome, où Benoît Paire n'a pas franchi les qualifications ; à Nice, il a été battu par Juan Monaco au premier tour, ndlr).
Il y a trois ans, tu nous confiais déjà ta passion pour l'Olympique de Marseille. Tu es né et a grandi à Avignon, en Provence : l'OM, ça t'est tombé dessus naturellement ? Mon père et mon frère sont fans, alors quand j'étais petit, ils m'ont transmis la fibre OM. Mon oncle jouait à un bon niveau aussi. Les premiers matchs que j'ai vus au stade, c'était l'époque de Didier Drogba, le deuxième passage de Fabien Barthez. On allait au Vélodrome en famille, en tribune latérale, ensuite j'ai aussi goûté à l'ambiance des virages. On dit que ça craint, mais pour moi, ça a toujours été super et bon enfant.
Tu étais abonné au Vélodrome, est-ce toujours le cas, malgré les voyages qui s'associent forcément à ta carrière de tennisman ? Et comment as-tu perçu l'arrivée de Marcelo Bielsa sur le banc ? Je suis supporter depuis le début, mais cette année, je ne me suis pas réabonné. J'avais renouvelé ma carte six saisons d'affilée, mais pas l'été dernier. Il y a deux ans, tu voyais des mecs qui ne se battaient pas sur le terrain, ça m'a refroidi. Cette saison, je suis fier d'eux. Bielsa ? C'est ce qu'il faut à Marseille ! Un jeu tourné à fond sur l'attaque. Avec le peu de recrues qu'il a eues à l'intersaison, il a fait un super boulot. Aujourd'hui, on est seulement quatrièmes du classement (avant la 37e journée, ndlr), mais il faut…


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