Benoît Hamon, caution de gauche pour Manuel Valls

le
5
BENOÎT HAMON SUCCÈDE À VINCENT PEILLON AU MINISTÈRE DE L?ÉDUCATION
BENOÎT HAMON SUCCÈDE À VINCENT PEILLON AU MINISTÈRE DE L?ÉDUCATION

PARIS (Reuters) - Grandi en politique sous la tutelle de Lionel Jospin et Martine Aubry, Benoît Hamon, incarnation de l'aile gauche du Parti socialiste, est promu à l'Education nationale, l'Enseignement supérieur et la Recherche, un signal à la "gauche de la gauche" qui s'inquiète des desseins de Manuel Valls.

Ce Finistérien de 46 ans détenait jusqu'à présent le portefeuille de l'Economie sociale et solidaire et de la Consommation, un poste où ses amis comme ses détracteurs lui ont reproché une relative discrétion face au virage social-démocrate de François Hollande.

Une politique de "drauche", selon un néologisme inventé par le nouveau ministre de l'Education, qui s'était toutefois déclaré compatible avec le nouveau Premier ministre Manuel Valls.

"Un ministre ce n'est pas un mec qui avale les couleuvres, mais qui tente de concilier son socialisme avec l'action", déclarait-il en décembre 2012 à Libération.

Licencié d'Histoire, Benoît Hamon embrassa la politique sur les cendres de la réforme Devaquet et devint en 1991 assistant parlementaire du député socialiste de Gironde Pierre Brana. Il participe à la fondation du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), qu'il présida de 1993 à 1995.

Il fut conseiller pour la jeunesse de Lionel Jospin, lorsque celui-ci était premier secrétaire du PS, de 1995 à 1997.

Martine Aubry fut en quelque sorte sa "marraine" en politique.

En 1997, Benoît Hamon entre au cabinet de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité comme conseiller technique chargé de l'emploi des jeunes, puis comme conseiller chargé des affaires politiques (1998-2000).

Passé brièvement par le privé, au sein de l'institut de sondage Ipsos de 2001 à 2004, il devient conseiller municipal de Brétigny-sur-Orge (Essonne) en 2001, jusqu'en 2008.

Il fonde en 2002 le courant "Nouveau Parti socialiste" (NPS) avec Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, une alliance qui implose lors du congrès du PS au Mans en novembre 2005.

Nouveaux désaccords lors de la primaire du PS pour l'élection présidentielle de 2007: Arnaud Montebourg et Vincent Peillon soutiennent Ségolène Royal, Benoît Hamon choisit Laurent Fabius.

Lors du congrès de Reims, en 2008, ce proche d'Henri Emmanuelli porte la motion "Un monde d'avance", avec notamment Jean-Luc Mélenchon qui démissionnera pour créer le Parti de gauche. Cette motion, qui rassemble la gauche du parti, obtient 18,52% des suffrages.

En 2009, il est battu lors des élections européennes, perdant son seul mandat. "Le stade ultime du non cumul des mandats", plaisante alors ce quadra adepte de Twitter et des sorties pince-sans-rire.

(Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • mlaure13 le mercredi 2 avr 2014 à 14:15

    Le bateau ivre et qui prend l'eau de partout continue sur sa lancée...décidément, il nous le fait croire dans ses discours, mais il n'y a plus rien à espérer de François ?!!!...

  • rleonard le mercredi 2 avr 2014 à 13:48

    on appelle ca le changement dans la continuité

  • M1049161 le mercredi 2 avr 2014 à 13:26

    On ne change pas une équipe qui perd....

  • M940878 le mercredi 2 avr 2014 à 13:25

    les français ont votés , ils n'ont pas été entendus , grosse désillusion ,ils paieront un max ces socialos !

  • M9095115 le mercredi 2 avr 2014 à 13:16

    Content il a sa petite place comme Ségo.