Benoît Costil ne vient pas en touriste

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Benoît Costil ne vient pas en touriste
Benoît Costil ne vient pas en touriste
Extrêmement fier de prendre part à l'aventure des Bleus via cette première convocation chez les A, Benoît Costil ne vient pas seulement pour prendre la température ou profiter du cadre. Le gardien rennais veut montrer toutes ses qualités au sélectionneur Didier Deschamps.

« Monsieur Deschamps », les plaques des chambres aux noms d'anciennes gloires de l'équipe de France ou encore ses retrouvailles avec un membre du staff, Normand comme lui. Pêle-mêle quelques souvenirs de la première journée de Benoît Costil (27 ans) au château de Clairefontaine, avec les A. Un moment dont il rêvait depuis tout petit. Et qu'il pensait même impossible à vivre un jour. « J'ai connu toutes les sélections, de l'âge de quinze, seize ans, jusqu'aux Espoirs que j'ai côtoyés un tout petit peu. Forcément, il me manquait les A. Mais ça, ce n'est pas accessible à tout le monde. J'ai beaucoup galéré dans mon parcours et beaucoup travaillé pour en arriver là. Le chemin est vraiment très compliqué. C'est pour ça que j'en suis d'autant plus fier. Comme on peut le lire dans une affiche de la chambre, c'est 22 ou 23 sélectionnés pour deux millions de licenciés. Ça veut dire ce que ça veut dire. Quand vous êtes français et que vous jouez au foot, vous êtes forcément supporter de l'équipe de France. Donc, d'y arriver, d'y mettre les pieds et de les côtoyer, c'est un grand privilège. J'en suis bien conscient. »

Premier arrivé sur place, lundi midi, le gardien de but du Stade Rennais a presque eu du mal à réaliser sur le coup. « Je connaissais Clairefontaine dans son ensemble, mais il me manquait une petite chose, enfin une grosse chose, c'était le château. Aujourd'hui, j'en connais un tout petit peu plus. Pas énormément, mais une sensation assez particulière, ça fait quelque chose quand même. » Et l'ancien joueur de Sedan, Caen et Vannes d'énumérer toutes ces raisons qui ont fait de ses premiers pas avec les A un souvenir marqué à jamais dans sa mémoire. « Quand je suis arrivé, Monsieur Deschamps était là, avec Franck Raviot. Et j'ai eu la surprise de découvrir un Normand comme moi, un Caennais, avec Denis, le kiné. Ça fait plaisir de voir une tête qu'on connaît sachant que les gens que je connais ici, ça fait un moment que je les ai perdus de vue. Et c'est donc un peu tout nouveau pour moi. Je suis très heureux, très fier et très honoré, vous imaginez bien. » 


En prenant possession de son paquetage dans le hall d'accueil, « Ben » a eu le plaisir de croiser deux anciennes connaissances, Hugo Lloris et Steve Mandanda. A l'issue de ce stage, le remplaçant de Stéphane Ruffier espère en savoir davantage sur les deux gardiens. « Je connais un tout petit peu Hugo (Lloris), je l'ai côtoyé une fois en Espoirs je crois, donc très rapidement. Et Steve (Mandanda) est du Havre, donc on s'est affronté plusieurs fois en équipe de jeunes lorsque moi, j'étais à Caen. Même s'il a deux ans de plus que moi. Et on s'est affronté plusieurs fois sur les terrains de L1. Je ne les connais pas personnellement, mais j'ai hâte de les rencontrer, de m'entraîner avec eux et de découvrir aussi les hommes. » En lisant les propos de Costil sur le site de la FFF, on pourrait croire qu'il est prêt à se contenter du paysage de Clairefontaine ou du parfum du groupe France. Mais ce serait mal connaître le natif de Caen. « Je viens là aussi pour montrer mes qualités, parce que je ne suis pas là pour faire du tourisme. J'ai soif d'apprendre beaucoup de choses. Je vais regarder mais je vais surtout m'entraîner de la meilleure façon possible. Mon souhait ? Prendre beaucoup de plaisir repartir de ces huit, neuf jours avec la banane et que ça me donne envie de revenir le plus vite possible. » Avec le secret espoir que Didier Deschamps partage cette envie...

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