Benjamin Fall : «Revenir avec plus d'implication»

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Déçu par la prestation de son équipe, battue par Toulon (27-18) en demi-finales du Top 14, samedi, Benjamin Fall assure que le MHR sera encore plus fort et déterminé la saison prochaine.

Benjamin Fall,  vous tombez un peu de haut... Oui, beaucoup de déception de s'arrêter en si bon chemin à une marche de pouvoir goûter le Camp Nou. Quelque part, on n'a pas de regrets compte tenu de la partie, on sait qu'on a été dominés de bout en bout. On a fait ce qu'on a pu, on manquait de puissance, on a perdu trop de ballons. Il n'y a pas grand chose à dire sur la victoire de Toulon, elle est largement méritée. Pourtant, avec les deux essais de Mogg on a cru au sursaut... Un petit sursaut d'orgueil, dans la foulée on s'est dit que ce n'était pas fini, mais derrière on retombe dans nos travers et Halfpenny ne se fait pas prier pour passer les points au pied. On court après le score, on tente des choses, mais l'équipe de Toulon était trop forte. Ils ont déployé beaucoup d'énergie, ils ont une très grosse équipe. Qu'est-ce que vous vous êtes dit dans les vestiaires ? On s'est dit que, malgré tout la saison, était positive. On a tout de même décroché un titre européen, enchaîné pas mal de matchs, de très bonnes performances. L'idée c'est de revenir l'année prochaine avec de grosses ambitions, la même envie, et encore plus d'implication. Comment expliquez-vous vos difficultés ? Un manque de puissance sans doute, peut-être un petit manque de fraîcheur aussi, on s'est précipité dans notre jeu, on n'a pas su l'installer. Parfois on tapait n'importe comment, personne n'était replacé sur les turnovers. Je crois qu'en première mi-temps on a une seule occasion où Fulgence (Ouedraogo) parvient à franchir, mais c'est tout, ça se résume à ça. On subit, on reste dans notre camp, il n'y a pas grand chose à dire... D'autant qu'en face c'était costaud... Très costaud, très puissant. On a coutume de dire qu'à Montpellier on est puissant, mais ce soir c'est en face que c'était costaud, ils étaient plus puissants que nous. On avait aussi le sentiment qu'il n'y avait pas de plan B... Oui c'est vrai, après on a tenté, Jesse (Mogg) en plante deux. On ne peut pas se contenter de ça à ce niveau, c'est le collectif qui fait la différence et non pas les individualités. Même si grâce à lui on a réussi à coller au score un petit moment. Mais bon, comme je l'ai dit tout à l'heure, on a commis trop de fautes...
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