Benjamin André, maillon fort

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Benjamin André, maillon fort
Benjamin André, maillon fort

Le Stade rennais qui enchaîne les victoires, ce n'est pas seulement l'œuvre d'Ousmane Dembélé. C'est aussi et surtout un collectif plus cohérent et mieux équilibré, avec pour trait d'union entre la défense et l'attaque un homme aussi indispensable que discret : Benjamin André.

Pour retenir l'attention des fans, il peut être intéressant d'associer un nom qui claque avec un jeu flamboyant. Avec Kingsley Coman par exemple, l'attirance est quasi immédiate. Ou bien encore à Rennes, c'est le cas de Paul-Georges Ntep. C'est quasiment du marketing : marque punchy, produit qui attire l'œil, c'est le succès populaire assuré. Le package que constitue Benjamin André est plus difficilement vendeur. Déjà, il y a cette double association de prénoms banals. Ensuite, et surtout, il y a ce style de jeu tellement discret qu'il peut sembler invisible aux novices. Le Niçois de naissance fait partie de cette catégorie de joueurs besogneux dont les performances ne se calculent pas en statistiques ni ne se repèrent à la télé ou sur les réseaux sociaux. Peu de buts ni de passes décisives, des percées balles au pied rares et le dribble quasi inexistant : Benjamin André semble enfin définitivement s'installer au poste fait pour ses qualités et sa personnalité, celui de milieu récupérateur. Précieux gratteur, premier relanceur, la partie basse de l'entrejeu est la zone des discrets ouvriers du ballon qui font proprement leur devoir sur le terrain, se douchent, passent inaperçus dans la forêt de micros et de chasseurs d'autographes, gagnent leur voiture et rentrent chez eux reprendre une vie normale.

André s'y sent bien à ce poste de l'ombre et s'y épanouit même depuis le changement d'entraîneur à Rennes. Avec Montanier, il jouait déjà beaucoup mais il y avait encore comme un doute quant au poste à lui attribuer. Il a commencé la saison comme ailier droit, de même qu'il avait commencé la précédente au poste de latéral droit. Puis, finalement, depuis début 2016, s'impose l'évidence que c'est bien devant la charnière centrale qu'il est le plus performant et le plus utile à l'équipe. Une formation bretonne qui, jusqu'à il y a peu, séduisait par ses armes offensives mais décevait par son déséquilibre collectif : un onze coupé en deux, la première moitié se fardant seul le travail défensif, l'autre partant désunie à l'abordage du but adverse. André fait désormais le lien. En s'appliquant au travail de récupération puis à la tâche de la première relance toute simple, il est devenu le maillon essentiel au bon fonctionnement de la machine. Et celle-ci, désormais, fonctionne : les sept derniers matchs du Stade rennais, avec un…


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