Benítez, le señor amarrategui

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Benítez, le señor amarrategui
Benítez, le señor amarrategui

Huit victoires et quatre nuls : le bilan comptable de Rafa Benítez depuis son arrivée sous la guérite merengue relève de la réussite. Un constat qui varie du tout au tout lorsque le style de jeu de son Real est évoqué. Car pour beaucoup, l'entraîneur madridista renvoie au style amarrategui. Explications.

Le Balaídos s'imagine bien en cauchemar merengue. Fort de son large succès face au FC Barcelone (4-1) et de son statut d'équipe toujours invaincue, le Celta aborde sa réception du Real avec un appétit grandissant. 90 minutes de jeu plus tard, le constat est amer pour les Galiciens. Dominateurs et joueurs, ils ne peuvent rien face à la réussite chirurgicale et la solidité béton des Madridistas, vainqueurs 1-3 et seuls leaders de Liga. Ce succès convaincant ne suffit pourtant pas à une partie des observateurs du championnat espagnol. Le seul remplacement de Luka Modrić pour Nacho fait sortir de leurs gonds les nombreux détracteurs de Rafa Benítez. En point d'orgue de ces critiques, l'expression "amarrategui" revient en boucle pour qualifier cette décision technique. Une redondance depuis son intronisation sous la guérite du Santiago Bernabéu qui prend des formes de critiques acerbes. "Dans l'absolu, je ne me considère pas comme un entraîneur amarrategui, peste l'intéressé aux micros de la Cadena Cope. Pour preuve, en Italie, j'ai battu le record de buts de Naples lors de deux saisons de suite."

"Si nous sommes derrière, c'est difficile "


À dire vrai, la défense du Madrilène de naissance trompe son monde. Car amarrategui, Rafa Benítez l'est bien. Un trait de caractère footballistique qui, à l'instar du catenaccio, ne renvoie en rien à un style ultra-défensif. La vérité se veut forcément plus complexe, comme l'origine de cette expression. Outre-Pyrénées, elle fait partie de la catégorie des mots "Vascoñol " ou "Euskaño". Une terminologie hideuse pour définir un mot à mi-chemin entre le Castillan et le Basque. Ici, il s'agit d'un mélange entre le terme espagnol "amarrer" et la terminaison basque "tegui" dont la définition ramène à quelque chose de conservateur, de peureux. Apposé au rectangle vert, ce terme caractérise un style de jeu où le contrôle est roi et les risques minimaux. En soi, l'ADN même de ce Real Madrid estampillé Benítez. Depuis sa prise de pouvoir à Valdebebas, ce pur produit merengue ne cesse de mettre de la distance avec son prédécesseur italien, jugé trop permissif par la Junta Directiva de Florentino Pérez. De fait, que ce soit sur le pré ou dans les vestiaires, le style amarrategui s'impose comme la…


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