Benítez, chronique d'un échec annoncé

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Benítez, chronique d'un échec annoncé
Benítez, chronique d'un échec annoncé

Annoncée, la fin de Rafa Benítez au Real Madrid n'en reste pas moins pathétique. Entre un président incompétent, un projet sportif inexistant et un vestiaire sans soutien, son expérience de sept mois au Bernabéu s'avère un échec cuisant. Autopsie.

Cruel, le hasard se révèle tout autant symbolique avec Rafa Benítez. Dans un Mestalla qu'il a longtemps arpenté, son rêve madridista s'est ainsi brisé. Quatre-vingt-dix minutes plus tôt, l'énonciation par le speaker local des deux effectifs annonce une soirée plus douce qu'à l'accoutumée - ou qu'un match au Bernabéu. L'aficion des Chés, jugée comme la plus impitoyable outre-Pyrénées, lui offre une salve d'applaudissements avant de l'accueillir par une banderole émouvante . À ce message gratifiant - "Rafa, tu nous a offert les meilleures années de nos vies" - se succède un début de rencontre encourageant, ponctué d'une œuvre d'art estampillée BBC. Même le pion de Parejo ainsi que l'expulsion de Kovačić n'empêchent à Gareth Bale d'offrir un statut momentané de dauphin de l'Atlético. Une égalisation de Paco Alcácer quelques secondes plus tard renvoie pourtant le Madrilène de naissance, et de cœur, au pôle emploi. Cette soirée, suivi d'un licenciement dans les 24 heures, condense les sept mois de Benítez à la tête du monstre de Chamartin. Un monstre qu'il a tenté d'apprivoiser avant de se faire bouffer.

Benítez, de solution à problème


La solution. C'est en ces termes que Florentino Pérez ne cesse de nommer Rafa Benítez depuis son intronisation. Pas plus tard qu'il y a un mois, sur les ondes de l'émission El Larguero, le président merengue évoque une "détérioration qui nous gangrène depuis janvier. Nous avons choisi Benítez parce que nous savons qu'il peut résoudre ce problème. Mais les problèmes ne se règlent pas du jour au lendemain". Ces dits tracas se résument en une bulle. Un zéro pointé dans la case des titres qui se transforme, pour Carlo Ancelotti, en une éviction incompréhensible. Car malgré cette disette, l'Italien reste l'homme de la Décima, le diplomate du vestiaire et l'ami des stars. Un manager exceptionnel qui permet également au Real de faire jeu égal avec le Barça sur le pré. Pour sûr, les deux Clásico de la saison passée reste des musts madridistas depuis le début de l'ère Messi. Autant de non-arguments qui expliquent le licenciement du prochain entraîneur du Bayern. L'autre facteur explicatif, plus tangible et cohérent, se trouve être Florentino Pérez lui-même, considéré par l'influent Santiago Segurola comme "un…


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