Bénéfices et solidarité, pari gagné!

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Bénéfices et solidarité, pari gagné!
Bénéfices et solidarité, pari gagné!

Sa société de retraitement des déchets, Vitamine T, emploie 3 000 personnes et réalise 60 millions d'euros de chiffre d'affaires. Mais André Dupon, 58 ans, n'est pas un entrepreneur comme les autres. Cet ancien éducateur a été l'un des premiers en France à décider de « combiner action sociale et action économique » pour remettre des exclus sur le chemin de l'emploi. Son directeur du développement est un jeune homme de 28 ans, diplômé de Sciences Po. « Il y a un mouvement de fond chez les jeunes diplômés pour qui il n'est plus question d'opposer économie et social, nous ne sommes plus seuls », sourit André Dupon. Les grandes écoles l'ont bien compris, qui proposent toutes désormais un cursus dans ce domaine. L'Essec a d'ailleurs trouvé un nom pour ces créateurs d'entreprise qui veulent opérer différemment : « des entrepreneurs privés d'intérêt collectif ».

Réconcilier rentabilité et solidarité

« Au départ, l'économie sociale et solidaire (ESS), c'était tout ce qui était entre le marché et l'Etat, et puis, à partir de 1974, avec la crise et la montée du chômage, on a vu émerger les valeurs de solidarité et de partage à l'origine du développement durable et du commerce équitable, analyse Hugues Sibille, vice-président du Crédit coopératif et fondateur de l'Avise, une association dédiée au développement de l'ESS. Depuis le début des années 2000, on est entré dans une troisième phase. »

Ces nouveaux acteurs « cheminent sur un chemin de crête » entre rentabilité et solidarité, et « doivent en permanence équilibrer ces deux pôles », constate Hugues Sibille. Ainsi, ils choisissent de plafonner leur salaire à cinq fois le Smic mais considèrent que la question de la rémunération des actionnaires n'est pas taboue. « Un taux de 3 % à 4 % annuel me paraît un bon compromis pour ne pas rester figé dans le dogme : on n'a pas le droit de s'enrichir », approuve André Dupon.

Un secteur qui ...

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