«Ben Laden est indirectement à l'origine de Clearstream»

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L'ex-premier ministre, Dominique de Villepin, a imputé au ministère de la Défense le fait que Lahoud soit sorti facilement d'une garde à vue.

L'épisode pourrait sembler pittoresque. Il va peser lourd dans le dossier judiciaire. Nous sommes en mars 2004. Depuis le début de l'année, Dominique de Villepin a été averti que des personnalités françaises seraient impliquées dans un vaste système de corruption et qu'une «source» - comprendre Imad Lahoud - alimente la DGSE. Tel est a minima le «degré d'information» du ministre des Affaires étrangères, pour reprendre une formule qu'il affectionne.

Mais ce 25 mars, les téléphones s'affolent: Imad Lahoud est en garde à vue pour une affaire d'escroquerie à Paris et exhibe une sorte de sauf-conduit à en-tête d'EADS faisant état d'une «mission secrète» qui lui aurait été confiée dans le cadre de la «lutte antiterroriste». Y figurent des numéros directs pour joindre son protecteur à EADS, Jean-Louis Gergorin, et le général Philippe Rondot, chargé de la coordination du renseignement au ministère de la Défense. Sans doute intrigué, le commissaire join

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