Ben Laden : des documents secrets racontent Al-Qaïda de l'intérieur

le
0
Ben Laden : des documents secrets racontent Al-Qaïda de l'intérieur
Ben Laden : des documents secrets racontent Al-Qaïda de l'intérieur

Les Etats-Unis ont déclassifié de nouveaux documents saisis dans la maison d'Abbottabad (Pakiskan) lors du raid américain du 2 mai 2011 qui a tué Oussama Ben Laden. Une centaine de nouveaux documents, sélectionnés et traduits par les services américains de renseignement, apportent de nouveaux éclairages sur l'état d'esprit du chef d'Al Qaïda, ses réflexions tactiques, ou sa grande attention à l'image publique du réseau.

• Obsédé par l'Amérique. «La priorité doit être de tuer et de combattre les Américains et leurs représentants», écrit Ben Laden dans l'un de ces documents. Sur le plan stratégique, Ben Laden estime qu'Al-Qaïda doit monter des attaques spectaculaires contre les Etats-Unis, à l'image des attentats du 11-Septembre. La priorité doit être de «frapper l'Amérique pour la forcer à lâcher» les régimes du Moyen-Orient, «et à laisser les musulmans tranquilles», ajoute-t-il. Certains proches de Ben Laden ont tenté de le convaincre de mener des attaques plus modestes et plus opportunistes, plus faciles à exécuter. Ils pensaient «que des petites opérations, comme des attaques de type loup solitaire, pourraient affaiblir l'Ouest économiquement». Ben Laden ne se laissera pas convaincre, mais perdra le débat posthume. Après sa mort, Al-Qaïda appellera au «jihad individuel».

Quand il voulait abattre l'économie française

Depuis sa maison d'Abbottabad, Ben Laden avait amassé de la documentation sur la France, parce qu'il caressait l'idée d'une attaque pour mettre à genoux son économie, affirment les services de renseignement américains. La liste de livres et rapports, un peu hétéroclite, montre que Ben Laden a probablement été intéressé par l'idée «d'une attaque sur l'économie française, dans l'espoir de provoquer un effondrement économique» contagieux pour le reste du monde occidental, selon Jeffrey Anchukaitis, porte-parole de la direction du renseignement américain (DNI). Le ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant