Ben Bernanke, l'homme qui a amené la Fed en territoire inconnu

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Helicopter Ben va quitter la tête de la Banque centrale américaine.
Helicopter Ben va quitter la tête de la Banque centrale américaine.

Quel bilan tirer des deux mandats de Ben Bernanke à la tête de la banque centrale américaine (Fed) ? Alors qu'il cède sa place à Janet Yellen, il est sans doute encore trop tôt pour le dire : au moment de partir, son prédécesseur, Alan Greenspan, avait été quasi unanimement salué pour son action. Aujourd'hui, ce dernier est souvent considéré comme un des responsables de la bulle immobilière américaine avec sa politique monétaire de taux d'intérêt très bas... Au cours de ces huit ans à la tête d'une des institutions les plus puissantes du monde, Ben Bernanke aura d'abord eu à gérer les conséquences de la crise financière des "subprimes"*. Une tâche assurée tant bien que mal. Son profil d'universitaire spécialiste de la grande dépression des années 1930 ne l'a pas empêché de laisser le secrétaire d'État américain au Trésor (le ministre de l'Économie) Henry Paulson, de laisser tomber la banque d'affaires Lehman Brothers, en septembre 2008. Une erreur lourde de conséquences. "Le gouvernement et la Fed croyaient que le système financier et l'économie mondiale pourraient résister et qu'il fallait lutter contre l'aléa moral" (assurance d'être sauvé), rappelle Christian Parisot, chef économiste de l'entreprise d'investissement française Aurel BGC. Selon ce spécialiste, Ben Bernanke n'était alors pas la "colombe" que l'on décrit trop souvent : les comptes rendus des réunions du FOMC (comité de politique monétaire) de...

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  • M7026257 le mercredi 29 jan 2014 à 14:56

    Les responsables des banques centrales jouent aux apprentis sorciers permanents en stabilisant les chaises longues sur le pont du Titanic.

  • M7026257 le mercredi 29 jan 2014 à 14:55

    l 'endettement et le levier ont accru les capacités de production de manière excessive tout spécialement dans les pays ou secteurs qui n'ont pas de repères en matière de cout du capital (Chine, EM, Internet,biotech...).L'économie mondiale devra se réaligner sur une tendance de croissance à long terme plus faible, source de frictions sociales de plus en plus fortes et d'instabilité politique accrue.

  • M7026257 le mercredi 29 jan 2014 à 14:52

    L'inflation est déjà là; dans la hausse des actifs immobiliers, des biens rares (oeuvres d'art et objets de luxe), dans les services dits "essentiels": santé, éducation, chauffage...et se voit à travers la baisse du pouvoir d'achat des ménages qui n'achètent pas des tablettes PC et des voitures tous les jours mais doivent en plus renouveler ce parc électron-ménager plus souvent.

  • M8743521 le mercredi 29 jan 2014 à 14:22

    OK LongR.. malgré les milliards de dollars imprimés chaque mois l'inflation ne redémarre pas vraiment tant la pression haussière sur les prix et salaires est faible. L'annulation, en utilisant les actifs privés, me parait être la seule solution à moyen terme pour éviter la faillite. Car l'espoir d'une reprise suffisamment forte est peu crédible aujourd'hui.

  • idoine37 le mercredi 29 jan 2014 à 14:15

    il faudra le recul du temps pour pouvoir juger objectivement du rôle que ces dei ex machina ont vraiment joué. Je suis extrêmement prudent, car en fait ils sont les outils de personnages bien plus haut placés....

  • M8743521 le mercredi 29 jan 2014 à 14:08

    Le nouveau paradigme à la mode est que les dettes(et donc les déficits) sont sans risques...tant qu'ils ne dépassent pas la valeur des actifs financiers(et immobiliers en deuxième recours) des particuliers du pays. En cas de faillite(état ou banque)il suffirait de les taxer à du proportion . A bon entendeur salut!

  • LongR le mercredi 29 jan 2014 à 14:06

    Quoi que les journaleux puisent dire, la masse d'argent imprimée, à moins qu'elle ne soit annulée, finira par se retrouver dans l'économie sous forme d'inflation.

  • LongR le mercredi 29 jan 2014 à 14:04

    Bernanke a agi dans l'interet des USA. Il a imprimé et l'argent, Chinois, Japonais, Arabe s'est dévalué. Les autres n'avaient qu'à en tenir compte et arrêter de vouloir récolter à tout prix les devises d'un pays insolvable. Maintenant que la leçon est comprise, la partie va être plus difficile pour les USA. Mais ce pays est flexible, s'ils ne suivent la voie socialiste que semble vouloir insuffler Obama, ils rebondiront. Sinon ils feront comme la France.

  • cracboui le mercredi 29 jan 2014 à 13:54

    Dites vous bien qu'ils feront tout pour empêcher la fin de la partie! Même les pires choses...

  • SeanO le mercredi 29 jan 2014 à 12:39

    Si la Fed n'infléchit pas très vite sa politique délirante le pays va entrer en récession(tôt ou tard,après l'été l'automne,puis l'hiver...)avec pratiquement plus de marge de manoeuvre(taux zéro,dette record,déficit budgétaire élevé,bilan de la Fed dégradé).Game over.