Ben Arous : " On va y aller à 200% sur Sexton "

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Ben Arous : " On va y aller à 200% sur Sexton "
Ben Arous : " On va y aller à 200% sur Sexton "

En quelques mois, Eddy Ben Arous s'est imposé comme un titulaire indiscutable en première ligne. Le jeune joueur du Racing 92 revient sur cette longue semaine de préparation avant l'Irlande, et explique notamment son plan pour contrer Jonathan Sexton, qu'il a côtoyé en club.

Eddy Ben Arous, comment ça se passe cette semaine, n’est-ce pas un peu long ?
C’est vrai que dix jours de coupure, c’est long. Forcément, c’est long pour se remettre dans l’entraînement et dans le match, c’est une très grosse coupure et du coup c’est plus dur que d’habitude.

Quels sont vos trucs pour chasser l’ennui ?
Déjà je me dis que j’ai de la chance de faire partie de ce groupe. Avant cette préparation, je me suis dit que, si j’y participais, j’allais tout donner et surtout mentalement. Je sais que c’est long et compliqué à gérer au niveau du temps et de l’investissement. Je m’étais préparé mentalement et c’est comme ça que je m’accroche. Je passe du temps sur Facetime (ndlr : communication téléphonique par vidéo), ça me fait du bien d’avoir du contact avec ma famille. Le dialogue avec eux me fait énormément de bien.

« J’ai toujours eu confiance en cette équipe »

Quelles sont vos relations avec les joueurs cadres, les anciens de cette équipe de France. Existe-il une hiérarchie ?
Une hiérarchie, non. Les vieux savent que c’est peut-être leur dernière et nous poussent à nous donner à 100%. Dans les moments de relâchement pour nous les jeunes, ils nous aident beaucoup et nous tirent vers le haut pour pouvoir tout donner, même pendant ces moments où on n’est pas forcément investis.

On vous voit beaucoup avec Thierry Dusautoir et Nicolas Mas…
Non, certaines personnes ont plus d’affinités que d’autres. Je m’entends très bien avec Thierry et Nicolas qui ont été les joueurs les plus proches de moi pendant ma première tournée avec l’équipe de France. De les revoir me fait du bien, ils m’aident beaucoup et me soutiennent constamment. 

Depuis le début de la Coupe du monde, la cote de l’équipe de France semble avoir évolué. Vous le ressentez ?
Moi, personnellement, je ne regarde ce qu’on dit autour de nous. J’ai toujours eu confiance en cette équipe, je pense que c’est pareil pour tout le monde. L’investissement sur le terrain est le même, il y a des bons et des mauvais côtés. Pour moi, ça ne change pas.

L’Irlande sera favorite dimanche ?
Je sais que, comme vous l’avez dit, l’Irlande est favorite, mais personnellement moi je mettrais un billet sur la France.

« A ce jour, l’Argentine est plus forte »

Les Irlandais disent que la France n’est jamais aussi dangereuse que quand elle n’est pas attendue…
Oui, c’est un de nos atouts. D’être là pendant les rencontres où on nous attend le moins. C’est un atout pour nous, je ne sais pas si on va jouer dessus, mais en tout cas on va tout faire pour montrer qu’on veut faire partie des grands de cette Coupe du monde. Moi ça me convient très bien d’être outsider, je l’ai toujours été et ça me va très bien. 

Vous allez croiser votre ancien partenaire au Racing 92, Jonathan Sexton. Que pouvez-vous nous dire de lui ?
C’est une personne qui gère très bien le jeu au pied. Il nous a fait énormément de bien au Racing dans les moments faibles, en nous faisant avancer de 70 ou 80 mètres facilement. Il gère aussi bien ces moments d’incertitude, quand on ne sait pas si on va gagner ou pas. Par ses pénalités et son jeu au pied, il fait un bien fou à l’équipe. Après je sais qu’il est lent dans son dégagement donc je vais essayer de monter un maximum sur lui. Je ne sais pas s’il est boosté avec l’Irlande, mais il est vrai qu’il y a deux Jonathan Sexton. Au Racing 92, il a eu un peu de mal, je ne sais pas si c’est le fait de jouer en France… Mais il y en a deux et il n’y avait pas le meilleur avec nous.

Pendant le Tournoi, vous aviez dit avec le sourire que vous alliez essayer de le casser. Maintenant qu’il n’est plus au Racing, autant y aller à fond non ?
Exactement. Mathieu Bastareaud avait essayé et ça avait bien marché. On va y aller à 200% sur lui parce que c’est l’homme fort de cette équipe.

Avez-vous une préférence pour le quart de finale entre la Nouvelle-Zélande et l’Argentine ?
Non. J’ai vu cette équipe d’Argentine sûre d’elle, c’est vraiment une très belle équipe. Après on sait que pour aller au bout il faut battre toutes les équipes, donc pas de préférence. A ce jour, c’est l’Argentine qui est la plus forte pour moi. Au niveau de l’investissement, il n’y a rien à dire ils excellent dans tous les domaines, ils ont une agressivité qui les aide beaucoup.

Propos recueillis par notre envoyé spécial, Jean-François Paturaud

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