Belgique : le violeur interné ne sera finalement pas euthanasié

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Belgique : le violeur interné ne sera finalement pas euthanasié
Belgique : le violeur interné ne sera finalement pas euthanasié

Frank Van Den Bleeken, un détenu belge interné en prison depuis près de 30 ans pour plusieurs délits à caractère sexuel, ne sera pas euthanasié le dimanche 11 janvier à la prison de Bruges, comme c'était initialement prévu. L'homme s'était tourné vers la justice pour obtenir l'autorisation d'être euthanasié. Il avait obtenu gain de cause après un accord conclu avec le ministère de la Justice, mais ce dernier vient d'annoncer qu'il sera finalement transféré dans un centre psychiatrique spécialisé de Gand.

«Le ministre de la Justice, Koen Geens, prend acte de la décision des médecins traitants de Monsieur Frank Van Den Bleeken de ne plus continuer la procédure d'euthanasie», a indiqué un communiqué du ministère. Le ministre n'a fourni aucune précision sur les motifs de ce revirement, indiquant seulement que «les motivations personnelles de cette décision relèvent du secret médical».

Âgé de 52 ans, Frank Van Den Bleeken a commis plusieurs viols, dont un suivi de meurtre le 1er janvier'89. En septembre, il avait obtenu l'autorisation d'être euthanasié, la justice estimant qu'il remplissait toutes les conditions médicales et légales prévues par la loi belge de 2002. Pour qu'elle soit accordée, il faut que le patient soit capable de discernement, conscient et ait formulé une demande en ce sens «de façon volontaire, réfléchie et répétée». Pour justifier sa démarche, Franck Van Den Bleeken avait invoqué «les souffrances psychiques insupportables» subies en prison, où il ne pouvait pas, selon lui, obtenir les soins adaptés à ses maladies psychiatriques confirmées par plusieurs experts. Au départ, il avait demandé à être interné dans un centre spécialisé aux Pays-Bas. Mais devant le refus de la justice, il avait alors réclamé le droit à mourir.

VIDEO. Un délinquant sexuel demande l'euthanasie en Belgique

Devant le tollé suscité par cette autorisation d'euthanasie, ...

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  • gustav10 le mardi 6 jan 2015 à 14:36

    Une fois de plus les journalistes ont parlé trop vite, trop tôt et donc ont "menti" à leurs lecteurs. La justice osera-t-elle les condamner pour fausse information ?