Belgique : Caterpillar ferme une usine et délocalise vers la France

le
8
Belgique : Caterpillar ferme une usine et délocalise vers la France
Belgique : Caterpillar ferme une usine et délocalise vers la France

La fermeture de l'usine de Carterpillar à Gosselies, en Belgique, va entraîner la suppression de 2 000 postes. En septembre 2015, le groupe américain avait déjà adopté, en raison d'une baisse d'activité, un plan de suppression de 10 000 emplois dans le monde d'ici à 2018, soit 9% de ses effectifs. Il semble vouloir accélérer le mouvement alors que ses résultats, publiés fin juillet, restent décevants : le bénéfice net a chuté de 31,4% à 550 millions de dollars et le chiffre d'affaires a dégringolé de 16% à 10,342 milliards de dollars.

 

«Nous devons envisager des initiatives afin de réduire notre capacité d'assemblage et les coûts et d'ainsi nous aligner sur la baisse de la demande», a expliqué Tom Pellette, responsable de la division «Construction Industries». «Si ces intentions étaient confirmées, a-t-il ajouté, nous apporterions notre soutien à la direction locale en vue de limiter les conséquences sur nos employés et leurs familles.»

 

Une partie de la production transférée à Grenoble

Ces derniers mois, Caterpillar a déjà mis fin à 2 700 emplois intérimaires. Depuis 2013, il a supprimé 31 000 emplois et fermé plus de 20 sites industriels de par le monde. D'après le plan présenté aux syndicats, la production de chargeurs sur pneus du site proche de Charleroi sera transférée vers Grenoble et vers d'autres usines européennes. Ce qui permettra au groupe américain de conserver une base européenne. 

 

En Belgique, la pilule a du mal à passer. Une soixantaine d'ouvriers de Caterpillar se sont emparés d'engins, des pelleteuses notamment et ont bloqué le site. Paul Magnette, le ministre-président wallon et bourgmestre en titre de Charleroi  s'est dit «atterré et scandalisé» par cette annonce. Une réunion avec le Premier ministre Charles Michel et le ministre de l'Économie Kris Peeters était envisagée à Namur pour examiner l'urgence, les possibilités de ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • bastinyo il y a 3 mois

    Caterpillar à offert 1.4 milliard de dividendes à ces actionnaires en 2016 et là ils virent en 1/2 heure 2200 ouvrier cela fait avec les sous traitants 5000 ouvriers et familles déjà dans une région ou les mines et la sidérurgie n'existe quasiment plus je précise que les ouvriers l'on appris la fermeture par les médias et que la direction on pris la fuite en voiture vers une autre ville pour l'annoncer au syndicat bonne chance à Grenoble ils vivront un jour la même chose

  • brinon1 il y a 3 mois

    Nom et prenon de cet individu ?

  • mlaure13 il y a 3 mois

    Caterpillar ne sait pas ce qui l'attend avec Martinez CGT ???...:-)))

  • M4189758 il y a 3 mois

    JPi - Depuis la guerre en Irak je n'achète plus rien qui soit produit par l'amérique.

  • JUFRABRE il y a 3 mois

    Ce système n'est vraiment plus le bon.

  • JUFRABRE il y a 3 mois

    "A fin juillet le bénéfice net a chuté de 31,4% à 550 millions de dollars"...Les "pauvres" actionnaires ont touché moins de dividendes, alors, c'est pour cela que 2000 personnes de plus vont devenir des vrais pauvres. ...

  • jmlhomme il y a 3 mois

    Ils ne delocalisent pas ils restructurent les outils industriels qu'ils possedent. La difference entre la Belgique et la France n'est pas le salaire. On est sur un systeme social équivalent. Par contre Grenoble est mieux centré sur l'Europe et son concurrent direct Européen est à Colmar... il s'agit de Liebherr qui a multplié ses usines Alsaciennes par deux en quelques 10 ans avec succes apparemment.

  • loto77 il y a 3 mois

    pendant ce temps , les marchés achètent le début de la crise avec les liquidités surabondantes et préparent le lit de la méga crise financière qui arrive .