Beckenbauer à l'OM, les opposés ne s'attirent pas toujours

le
0
Beckenbauer à l'OM, les opposés ne s'attirent pas toujours
Beckenbauer à l'OM, les opposés ne s'attirent pas toujours

Il y a vingt-six ans jour pour jour, l'arrivée de Franz Beckenbauer sur le banc marseillais était officialisée. Une histoire courte, mais intense.

Cela fait trois ans que Bernard Tapie en rêve. Il en parlait régulièrement à son défenseur allemand Karl-Heinz Förster. Et puis, quelques mois plus tôt, l'élimination des Marseillais en demi-finales de C1 contre le Benfica à cause de la main de Vata l'a décidé. L'OM n'est pas respecté et mal arbitré sur la scène européenne, il est temps de recruter un gros nom pour passer un cap. Alors, le 8 septembre 1990, il est tout excité de pouvoir annoncer la nouvelle. Il est parvenu à convaincre Franz Beckenbauer, champion du monde en Italie il y a pile deux mois à la tête de la sélection allemande, de prendre les rênes de l'Olympique de Marseille. Gérard Gili, qui reste sur un doublé Coupe-championnat, et qui caracole en tête du classement après neuf journées de championnat, est prié de partir, pour faire place à son prestigieux successeur.

La mauvaise surprise pour Franz


" C'était une immense surprise, ce changement d'entraîneur. On aimait bien Gérard Gili et on avait de super résultats. Je l'appréciais, il m'avait fait venir à Marseille, alors j'étais un peu triste pour lui. Mais bon, c'était une icône du football qui le remplaçait ", se souvient Alain Casanova, gardien à Marseille à l'époque. En effet, la déception de voir Gili partir est vite remplacée par l'excitation d'accueillir une véritable légende sur le banc du Vélodrome. "Avec sa venue, nous sommes à l'abri de l'échec. Cela va changer beaucoup de choses", se réjouit alors Jean-Pierre Papin. Rapidement, Beckenbauer impose sa méthode de " manager à l'anglaise ". Son adjoint s'occupe des entraînements, tandis qu'il intervient pour la préparation mentale et tactique de l'équipe avant les matchs. Il communique avec les joueurs en anglais et la barrière de la langue tombe très vite. Mais dès les premiers jours, le Kaiser déchante, perd son premier match contre Cannes (1-0), et se plaint des " infrastructures indignes d'un grand club européen ".


" Tout le monde aurait été déçu. (Rires) L'OM était un grand club, mais il n'y avait même pas de centre d'entraînement. Quand il a vu qu'on…





Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant