Bébés nés sous Dépakine : l'ampleur du scandale se précise

le , mis à jour à 08:11
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Bébés nés sous Dépakine : l'ampleur du scandale se précise
Bébés nés sous Dépakine : l'ampleur du scandale se précise

Plus jamais d'affaire Mediator après 2009 ? Lentement, mais sûrement, alors que se dévoilent les premières données officielles, la Dépakine promet pourtant un scandale équivalent. 14 322 femmes enceintes ont consommé ce médicament — anticonvulsivant à base de valproate de sodium, principalement prescrit contre l'épilepsie et considéré comme le plus efficace contre ce mal — entre 2007 et 2014. Parmi les 8 701 naissances vivantes de bébés exposés au valproate durant cette même période, 88 % l'ont été durant le premier trimestre de grossesse. C'est ce qu'évalue le premier volet de l'étude menée par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et la Caisse nationale de l'assurance maladie, révélé hier par la Direction générale de la santé à l'Apesac (Association d'aide aux parents d'enfants souffrant du syndrome provoqué par cet anticonvulsivant).

 

Avec un risque de malformations congénitales dans 40 % des grossesses, les effets tératogènes sur le fœtus de ce produit commercialisé par le laboratoire Sanofi depuis 1967 étaient connus depuis les années 1980. Le risque de voir le bébé handicapé de troubles psychomoteurs et/ou neurocomportementaux, jusqu'à l'autisme, a, lui, été mis en évidence dans les années 2000. Il a fallu encore attendre six ans pour qu'une mise en garde apparaisse sur la notice, 2014 pour que l'Agence européenne des médicaments réévalue le médicament et mai 2015 pour que l'ANSM renforce les conditions de prescription aux patientes.

 

« Et cinq ans que je le dénonce sur tous les toits ! Si les patients n'avaient pas soulevé le lièvre, on aurait continué à en prescrire encore plus allégrement », souffle Marine Martin. Mère de deux enfants atteints de malformations à la naissance, la présidente de l'Apesac soulignait hier la « gravité des chiffres révélés par la Direction générale de la santé. Le plus surprenant, c'est ...

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  • lorant21 il y a 3 mois

    ".. entre 2007 et 2014".. période où c'était indiqué dans le Vidal qu'il ne fallait pas le prescrire aux femmes enceintes ou voulant l'être. Que font les médecins et à quoi servent les pharmaciens?

  • M5441845 il y a 3 mois

    "14 322 femmes enceintes ont consommé ce médicament" et "8 701 naissances vivantes de bébés exposés au valproate" . Ou il y a eu près de 6000 fausse-couches, ce qui fait beaucoup et mériterait d'être précisé ou il y a un bug dans les chiffres.