Bébés morts à Chambéry : le laboratoire Marette ferme ses portes

le
0
Bébés morts à Chambéry : le laboratoire Marette ferme ses portes
Bébés morts à Chambéry : le laboratoire Marette ferme ses portes

Encore jamais mis en cause par la justice dans le décès de trois nourrissons à l'hôpital de Chambéry fin 2013, le laboratoire Marette ferme toutefois ses portes. Selon des informations révélées ce mercredi par l'AFP, la structure normande employant huit salariés cesse définitivement son activité.

Pour expliquer cette fermeture, le patron du laboratoire, Jean-Luc Marette, invoque la suspension de l'activité de son entreprise en raison de la poursuite de l'enquête sur le décès de trois bébés prématurés, survenu en décembre 2013 à l'hôpital de Chambéry. En janvier dernier, le laboratoire avait été suspecté par les autorités sanitaires d'avoir été à l'origine de la contamination de six poches d'alimentation pour nourrissons dans l'hypothèse d'un «accident de production isolé».

Son activité avait alors été suspendue et cette suspension a été prolongée de six mois en avril par décision de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Des scellés avaient alors été posés sur les outils de production de l'entreprise dans le cadre de l'enquête, sans aboutir à la mise en cause du laboratoire par les autorités sanitaires. 

Le laboratoire nie toute responsabilité

Pour le patron du laboratoire, ce sont ces scellés qui ont eu raison de la santé financière de l'entreprise. Une situation qu'il regrette tout en continuant à nier toute responsabilité dans la mort des trois nourrissons. «En aucun cas, ce n'est une fermeture parce que l'on se sent responsables : le jour de la fabrication des poches alimentaires au laboratoire, tous les voyants étaient au vert, il s'agit juste d'un problème économique», a-t-il en effet déclaré à l'AFP.

«On ne fonctionne avec l'ensemble des hôpitaux que par appel d'offre», a-t-il également précisé. Or, pendant six mois, le gel de l'activité a conduit le laboratoire à ne pouvoir y répondre. Par conséquent, «le laboratoire cesse définitivement son ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant