Bébé palestinien brûlé vif : quatre Israéliens inculpés pour «terrorisme» anti-arabe

le , mis à jour à 13:03
0
Bébé palestinien brûlé vif : quatre Israéliens inculpés pour «terrorisme» anti-arabe
Bébé palestinien brûlé vif : quatre Israéliens inculpés pour «terrorisme» anti-arabe

Face à l'horreur du crime, le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou avait parlé de «terrorisme» juif, alors que l'ONU et l'UE avaient déploré «l'impunité des colons». Deux Israéliens ont été inculpés dimanche de meurtre et de complicité de meurtre pour avoir incendié la maison de la famille Dawabcheh dans le village palestinien de Douma le 31 juillet, tuant trois de ses membres dont un bébé de 18 mois, a annoncé la justice israélienne.

Ces inculpations sont la première étape d'un long processus judiciaire qui, selon Palestiniens et défenseurs des droits de l'Homme, a mis du temps à s'enclencher. Le procureur général a inculpé de meurtre Amiram Ben Oliel, 21 ans, originaire de Shilo, une colonie du nord de la Cisjordanie occupée. Selon l'acte d'inculpation, le jeune israélien doit répondre de trois meurtres et d'une tentative de meurtre, celle d'Ahmad Dawabcheh, âgé de 4 ans et grièvement blessé, d'incendie criminel et de conspiration pour commettre un crime aux motivations racistes. 

Un mineur de 17 ans, dont l'identité n'a pas été révélée, doit répondre de conspiration pour commettre un meurtre aux motivations racistes. Il est aussi accusé d'avoir participé à l'incendie criminel contre l'abbaye de la Dormition à Jérusalem en mai 2014. Lui et Amiram Ben-Uliel, qui vivaient dans différentes colonies sauvages près de Douma au moment des faits, ont comploté pour venger la mort de Malachi Rosenfeld, un Israélien tué par des tirs palestiniens près de la colonie de Shilo en juin 2015, explique le ministère.

L'épouse de Ben Oliel parle de «tortures» subies par son mari

Dimanche à la sortie de l'audience, l'épouse d'Amiram Ben Oliel, Orian, a affirmé que son époux avait «subi des tortures pour donner des informations sur des actes qu'il n'a pas commis». «Je sais qu'il était à la maison cette nuit-là et qu'il n'a rien fait», a-t-elle maintenu, alors que le ministère de la justice ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant