Beaumont-sur-Oise s'enflamme après la mort d'Adama

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Deuxième nuit de violence à Beaumont-sur-Oise. 
Deuxième nuit de violence à Beaumont-sur-Oise. 

La colère, l'injustice sont les sentiments qui prédominent aujourd'hui chez les proches d'Adama Traoré, décédé mardi dans des conditions qui font polémique. L'homme de 24 ans avait été interpellé mardi peu après 18 heures par la gendarmerie de Persan, le jour de son anniversaire. Il venait de s'opposer au contrôle de son frère, soupçonné d'extorsion de fonds. Embarqué manu militari par trois gendarmes pour rébellion, Adama est décédé d'un malaise cardiaque dans le fourgon qui le ramenait à la gendarmerie de Persan, selon les premières explications livrées par François Capin-Dulhoste, le procureur adjoint de Pontoise. Ce jeudi, le procureur a formellement contesté toute bavure au vu des résultats de l'autopsie. Elle a montré que le jeune homme souffrait d'une « infection très grave » et que son corps ne présentait pas de « traces de violence significatives ».

Deux versions

Si la situation s'est embrasée si vite autour des communes de Persan, Beaumont-sur-Oise et Bruyères-sur-Oise, c'est parce que les versions s'opposent assez radicalement autour des circonstances de ce décès. Alertée seulement plusieurs heures après la mort supposée d'Adama, la famille du défunt conteste la version des gendarmes.

« Lorsque les gendarmes sont arrivés, Adama est parti en courant parce qu'il n'avait pas ses papiers sur lui », raconte son frère Baguy. « Ils l'ont coursé et l'ont rattrapé alors qu'il...

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