Beaumont-sur-Oise: dispositif "renforcé" pour éviter des violences

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Le 24 novembre 2016, plusieurs véhicules ont été incendiés à Beaumont-sur-Oise, cette commune du Val-d'Oise qui connaît des épisodes de violences depuis la mort d'Adama Traoré, 24 ans, lors de son interpellation ( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )
Le 24 novembre 2016, plusieurs véhicules ont été incendiés à Beaumont-sur-Oise, cette commune du Val-d'Oise qui connaît des épisodes de violences depuis la mort d'Adama Traoré, 24 ans, lors de son interpellation ( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )

Le dispositif de sécurité était "renforcé" jeudi soir à Beaumont-sur-Oise, avec 170 gendarmes mobilisés au lendemain de l'incendie de plusieurs véhicules dans cette commune du Val-d'Oise qui connaît des épisodes de violences depuis la mort d'Adama Traoré, 24 ans, lors de son interpellation, a indiqué la préfecture à l'AFP.

Mercredi soir, un bus et six voitures ont été incendiés dans le quartier Boyenval, où vit une partie de la famille Traoré, quelques heures après l'incarcération de deux frères d'Adama Traoré.

Bagui et Ysoufou (dit Youssouf) Traoré ont été placés en détention provisoire dans l'attente de leur procès le 14 décembre. Ils sont accusés de violences et outrages contre des policiers municipaux et des gendarmes en marge du conseil municipal de Beaumont-sur-Oise, le 17 novembre.

La famille Traoré dénonce "la tentative de criminalisation de notre famille et du combat que nous menons pour que justice soit faite".

Les gendarmes devaient être déployés jeudi à partir de 18H00 à Beaumont-sur-Oise, y compris à Boyenval, et dans la commune voisine de Persan, où des incidents éclatent aussi régulièrement.

Le 24 novembre 2016, à Beaumont-sur-Oise, un bus et six voitures ont été incendiés, quelques heur
Le 24 novembre 2016, à Beaumont-sur-Oise, un bus et six voitures ont été incendiés, quelques heures après l'incarcération de deux frères d'Adama Traoré accusés de violences et outrages contre des policiers municipaux et des gendarmes ( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )

Le dispositif "se veut visible, pédestre" et a "pour but à la fois de rassurer les populations traumatisées par les événements d'hier (mercredi) soir et de prévenir tout trouble à l'ordre public", a précisé le directeur de cabinet du préfet du Val-d'Oise, Jean-Simon Mérandat.

Le 17 novembre, la séance du conseil municipal avait dû être levée après des heurts entre soutiens de la famille Traoré et forces de l'ordre devant l'hôtel de ville. Des incidents avaient également éclaté dans le quartier de Boyenval.

Reporté à mardi, le conseil municipal avait été à nouveau annulé par la mairie, qui jugeait trop élevé le risque de confrontation, un nouveau rassemblement étant annoncé. Celui-ci a bien eu lieu et s'est déroulé dans le calme mardi soir.

M. Mérandat a par ailleurs indiqué que le préfet du Val-d'Oise Jean-Yves Latournerie et la maire de Beaumont-sur-Oise Nathalie Groux s'étaient rendus à Boyenval jeudi à la mi-journée, à la rencontre d'habitants "très marqués par ce qui s'est passé".

Ils les ont assurés du "soutien des services de l’État et de leur détermination à faire régler l'ordre et à ne pas les abandonner", a ajouté le représentant de la préfecture.

Qualifiée de "bavure" policière par son entourage, la mort d'Adama Traoré lors de son interpellation le 19 juillet avait entraîné cinq nuits de violences à Beaumont-sur-Oise et dans les communes alentours.

Une information judiciaire les circonstances du décès, dépaysée depuis peu à Paris à la demande de la famille, est ouverte.

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  • jp.magne il y a une semaine

    de toute façon la violence n'est jamais une solution.la famille peut parfaitement se faire entendre sous une forme légale.

  • jp.magne il y a une semaine

    Oui, maintenant c'est sans aucun doute criminel !sans qu'il soit démontré qu'avant cela ne l'était pas ...