" Beaucoup de ceux que j'ai connus en Syrie sont désormais exilés... "

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" Beaucoup de ceux que j'ai connus en Syrie sont désormais exilés... "
" Beaucoup de ceux que j'ai connus en Syrie sont désormais exilés... "

Deuxième partie de l'entretien de l'entraîneur du Red Star. Rui Almeida parle da la caste des entraîneurs portugais, de la Syrie, la Chine ou encore de sa vie parisienne.

En dehors de José Mourinho, quels sont les meilleurs entraîneurs portugais du moment sur la base du rapport résultats/qualité de jeu ? Je distingue trois générations de coachs au Portugal. Je suis obligé d'évoquer le professeur Jesualdo Ferreira pour son travail à Porto, Benfica et tous les autres clubs par lesquels il est passé et avec lesquels il a gagné des titres. Avec lui, tu as Manuel José (Al-Ahly) et évidemment Jorge Jesus. À l'opposé, tu as la jeune génération, celle d'André Villas-Boas, de Paulo Fonseca, de Marco Silva, qui a remporté la Coupe du Portugal avec le Sporting et qui fait du très bon travail en Grèce, il y a aussi Vítor Pereira (Fenerbahçe). On peut aller loin… Il y a une succession de bonnes générations d'entraîneurs au Portugal, et entre ces deux grandes générations, il y a José Mourinho qui est, à mon sens, un cran au-dessus de tout ce beau monde. En tout, il doit y avoir 16 ou 18 excellents entraîneurs portugais aujourd'hui, et si vous remarquez bien, aucun d'entre eux n'a été un grand joueur auparavant, et la majorité d'entre eux ont au moins une licence en poche.

C'est important, car cela veut dire que le football peut s'apprendre. Il y a quelques jours, je lisais une interview de votre Zidane dans laquelle il expliquait qu'il ne se servirait que très peu de ce qu'il a appris en tant que joueur pendant sa carrière d'entraîneur. Vous imaginez, un joueur comme Zidane, qui a atteint un niveau de jeu extrêmement élevé, se remet en cause et dit que ce qu'il a appris sur le terrain ne lui servira plus à rien. C'est révélateur. C'est la preuve que l'on peut toujours apprendre. Que ce soit sur le plan technico-tactique, ou sur celui de la communication, il y a toujours moyen d'évoluer. Surtout que le football ne cesse d'évoluer. Entre deux Euros, seuls quatre ans s'écoulent, mais c'est suffisant pour que des choses, des ajustements, aussi infimes soient-ils, soient opérés sur le jeu. Même d'une Ligue des champions à l'autre, les choses changent.

En France, un individu lambda qui n'a jamais évolué au niveau professionnel pourra difficilement se retrouver sur le banc d'une équipe de très haut niveau. Est-ce une erreur de fermer la porte à d'autres personnes ? Il y a 16 ans, je faisais partie de la…




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