BCE-Principaux extraits de la conférence de presse de Draghi

le , mis à jour à 16:23
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FRANCFORT, 16 juillet (Reuters) - Voici les principaux extraits de la conférence de presse donnée jeudi par le gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi après que l'institut d'émission eut, comme prévu, maintenu ses taux directeurs inchangés. La Banque centrale européenne a par ailleurs annoncé jeudi le relèvement du montant des liquidités d'urgence (ELA) accordées aux banques grecques, de 900 millions d'euros pour une semaine. ID:nL5N0ZW37G DÉCISION SUR L'ELA "La décision est de ne pas faire obstacle à la requête de la Banque de Grèce et pour cela il faut une majorité des deux tiers; elle y était. Par définition, il n'y a jamais unanimité sur ce genre de décision parce que ce n'est pas vraiment nécessaire". DÉCOTE SUR LES GARANTIES GRECQUES "Non, aucune décision sur les décotes; nous avons soulevé la chose avant et nous n'avons pris aucune décision aujourd'hui". MONTANT DU RELÈVEMENT DE L'ELA "Plusieurs choses positives se sont produites qui justifient le relèvement de l'ELA que nous avons autorisé aujourd'hui. Au fait, je n'ai pas dit de combien. Nous avons accédé pour l'essentiel à la requête présentée par la Banque de Grèce, recalibrée sur une semaine; donc le relèvement sera de 900 millions d'euros sur une semaine". ALLÈGEMENT DE LA DETTE GRECQUE "Pas de controverse sur le fait qu'un allègement de la dette soit nécessaire; la question est quelle est la meilleure façon de procéder à cet allègement de dette dans le cadre de notre cadre institutionnel. Je pense que nous devrions nous concentrer sur ce point dans les semaines à venir". RELÈVEMENT DE L'ELA POUR LES BANQUES GRECQUES "Les choses ont changé maintenant. Nous avons eu une série de nouvelles avec l'approbation du crédit-relais, avec les votes, les différents votes des différents parlements, qui ont à présent rétabli les conditions d'un relèvement de l'ELA (fourniture de liquidité d'urgence)". QUAND LA GRÈCE DEVRAIT-ELLE LEVER LE CONTRÔLE DES CAPITAUX? "C'est difficile à dire... Il est évident que l'économie grecque a tout intérêt à ce que ça se fasse le plus vite possible. Mais il faut le faire sans faire apparaître le risque opposé que nous risquions d'avoir auparavant... à savoir une ruée aux guichets. Le contrôle des capitaux a protégé le déposant... L'idée est de faire aussi vite que possible mais avec beaucoup de prudence". LA GRÈCE MEMBRE EFFECTIF DE LA ZONE EURO "La BCE a agi conformément à son mandat et continue de le faire en partant du principe que la Grèce restera un membre de la zone euro... Donc, la BCE continue d'agir en partant du principe que la Grèce est et restera membre de la zone euro". BAISSE DES PRIX PÉTROLIERS "La baisse récente des prix pétroliers doit fournir un soutien supplémentaire au revenu réel disponible des ménages et à la profitabilité des entreprises, et donc à l'investissement et à la consommation privée". PRÊTE À AGIR "S'il se présentait le moindre élément susceptible d'amener à un resserrement injustifié de la politique monétaire ou si la perspective de stabilité des prix venait à se modifier de façon importante, la Conseil des gouverneur réagirait à une telle situation en employant tous les instruments à sa disposition en conformité avec son mandat". ANTICIPATIONS D'INFLATION "La politique monétaire de la BCE reste accommodante et les anticipations d'inflation se fondant sur le marché se sont équilibrées, stabilisées ou se sont ré-étoffées encore depuis notre réunion du début juin". REPRISE INTACTE "L'évolution récente des marchés financiers, qui reflète en partie une incertitude plus grande, n'a pas modifié le diagnostic du Conseil des gouverneurs suivant lequel la reprise économique de la zone euro s'amplifie et l'inflation augmentera progressivement dans les années à venir". ACHATS D'ACTIFS "Concernant les mesures de politique monétaire non conventionnelles, les programmes d'achats d'actifs continuent de se poursuivre sans accroc". "Comme expliqué à plusieurs reprises, nos achats mensuels d'actifs de 60 milliards d'euros doivent courir jusqu'en septembre 2016 et en tous les cas jusqu'à ce que nous observions un ajustement durable de la trajectoire d'inflation qui soit conforme à notre objectif de parvenir à un taux d'inflation d'un peu moins de 2% sur le moyen terme". (Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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