BCE-La France souhaite une politique "plus adaptée" dès janvier

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(Actualisé avec Michel Sapin et éléments de contexte) PARIS, 17 décembre (Reuters) - La France souhaite une politique monétaire "plus adaptée" de la part de la Banque centrale européenne dès janvier, a déclaré mercredi le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron. La prochaine réunion de politique monétaire de la BCE aura lieu le 22 janvier. Quasiment tous les économistes interrogés par Reuters pensent qu'elle lancera un programme d'assouplissement quantitatif (QE) comportant l'achat d'obligations souveraines, en mars sinon en janvier. ID:nL6N0TU373 Le débat sur la politique européenne "sera porté par le président de la République dès demain pour avoir une politique macroéconomique plus adaptée dans le contexte actuel, en termes d'une meilleure coordination de nos politiques budgétaires et --même s'il ne faut jamais en parler -- souhaiter que dès janvier une politique monétaire plus adaptée accompagne aussi nos efforts", a dit Emmanuel Macron lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. François Hollande sera jeudi et vendredi à Bruxelles pour un Conseil européen. ID:nL6N0U12FU Selon Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, un large consensus existe au sein du conseil des gouverneurs pour faire plus face "aux risques de désinflation". Il a cependant jugé "un peu naïve" la fascination pour l'assouplissement quantitatif et souligné que ce qui a fonctionné aux Etats-Unis ou au Japon, qui ont mené de tels programmes, n'est peut-être pas reproductible en Europe. ID:nL6N0U048C POUR L'EXÉCUTIF, LA FRANCE FAIT SA PART Les responsables politiques français, qui ont pendant longtemps pressé la BCE d'assouplir sa politique pour affaiblir l'euro et soutenir l'économie européenne, saluent depuis plusieurs mois l'action de son président Mario Draghi. Emmanuel Macron avait estimé le mois dernier qu'il était inutile de mettre davantage de pression sur la BCE, dont l'indépendance est farouchement défendue par elle-même mais aussi par l'Allemagne, et qu'il fallait que les Etats méritent de nouvelles actions de sa part. "Ma conviction, c'est qu'on arrivera à déclencher cela non pas en le demandant avec force, en mettant sous pression la BCE, mais en créant les conditions politiques pour que la BCE puisse décider de la sorte", avait-il dit. "C'est-à-dire: la France en faisant ses réformes et en montrant qu'elle construit elle-même son avenir économique et politique, et l'Europe en prenant ses responsabilités et donc en trouvant un compromis politique sur un vrai plan d'investissements." Depuis, le ministre de l'Economie a présenté son projet de loi sur la croissance et l'activité qui vise à améliorer le potentiel de croissance de l'économie française en réformant de nombreux secteurs ID:nL6N0TU3AM IDnL6N0TU2JF La France prend ses responsabilités et se réforme, a insisté le ministre des Finances, Michel Sapin, devant les députés. La situation à laquelle les Européens doivent répondre est celle d'"une trop faible croissance, une trop faible inflation et un trop fort chômage pendant trop longtemps", a-t-il dit. Pour cela, "il faut que chacun prenne ses responsabilités, nous avons, nous la France, à prendre nos responsabilités en particulier dans le domaine des réformes en profondeur", a ajouté Michel Sapin, en citant le projet de loi d'Emmanuel Macron. (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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